Ambre, étudiante en double licence droit/science politique à l’université Lyon III Jean Moulin

Ambre, étudiante en double licence droit/science politique à l’université Lyon III Jean Moulin

1/ Pourquoi avoir voulu rentrer en classe préparatoire D1 ?

Après mon bac ES, je pensais intégrer une licence 1 de droit avec pour objectif de devenir juge. J’avais pourtant un peu d’appréhension puisque je n’avais jamais fait de droit. En faisant des recherches sur différentes formations post-bac, j’ai été séduite par ce que proposaient les prépas ENS D1. Le fait de valider nos deux premières années de licence de droit et en même temps garder un enseignement plus large (économie, culture générale, langues) me convenait. J’avais également en tête d’intégrer un IEP en fin de deuxième année.

2/ Comment as-tu vécu tes années de classes préparatoires ?  

Le début a été difficile, j’avais l’impression que le niveau était trop haut pour moi et le travail trop conséquent. Mais l’ambiance de classe et le soutien des professeurs m’ont motivé à poursuivre. J’ai également continué à pratiquer du sport en club (cela me prenait la moitié de mes week-end) ce qui m’a permis de décompresser pendant cette année. La deuxième année est passée très vite, le travail à fournir est important mais on avait pour habitude de travailler entre copines, c’était plus agréable.

4/ En quoi tes années de classes préparatoires t’aident dans ton parcours universitaire aujourd’hui ?

Ces années m’aident aujourd’hui à m’organiser pour travailler plus efficacement : j’ai appris que tout faire au dernier moment n’était pas une bonne méthode. Mais l’acquis le plus important reste pour moi l’entrainement à l’oral. Les étudiants de la fac ne sont pas habitués à passer un examen oral de 10 minutes avec seulement 10 ou 20 minutes de préparation. La pratique de l’oral pendant les 2 ans de prépa avec les khôlles permet de s’entrainer à transmettre ses idées dans un discours clair et à gérer son stress.

Ces années sont également très utiles pour l’entrée en master. Elles représentent un élément qui permet de se démarquer des élèves en parcours fac classique

5/ Peux-tu nous en dire plus sur ta formation ? Comment tu l’as intégré ? Si tu t’épanouis ?   

Après ces deux années de prépa, je souhaitais étudier d’avantage la science politique mais trouvais dommage de na pas valider ma licence de droit. L’Université Jean Moulin à Lyon 3 proposait une double licence droit/science politique à laquelle j’ai postulé lors des inscriptions en juillet. La sélection était sur dossier. La formation est assez sélective pour y rentrer en troisième année mais les années de prépa ont largement jouées en ma faveur.

Le programme se divise en deux : les matières de droit, plutôt droit public, et les matières de science politique (gestion de crises, polémologie, droit de la guerre et de la paix, sociologie des relations internationales, géopolitique etc.). Cette licence mène donc autant à des masters de droit que de science politique.

Les cours de science politique sont ceux que je préfère puisque l’on fait beaucoup de travaux de groupes qui nous permettent de travailler sur un sujet précis de manière approfondie (je travaille actuellement sur la gestion de la crise du 11 septembre 2001).

Cette double licence demande de travailler régulièrement mais laisse tout de même plus de temps libre que la prépa pour s’adonner à d’autres activités.

6/ A qui conseillerais-tu cette classe préparatoire ?

Je la conseillerais à tous les élèves intéressés par le droit mais voulant garder un enseignement pluridisciplinaire. Les débouchés de cette prépa sont vraiment variés !

J’ajouterais qu’il ne faut pas hésiter à postuler : tout bon élève peut réussir s’il est sérieux et motivé.