Camille, étudiante au Magistère génie économique de Strasbourg

Camille, étudiante au Magistère génie économique de Strasbourg

1/ Pourquoi avoir voulu rentrer en classe préparatoire D1 ?

En terminale, je ne savais pas vraiment vers quelle formation m’orienter. J’étais sûre de vouloir continuer l’économie mais je n’étais pas attirée par une ECE car je ne voulais pas faire une école de commerce. C’est la conseillère d’orientation de mon lycée qui m’a présentée les CPGE ENS D1 et D2. La CPGE D1 m’a tout de suite attirée car elle me semblait un bon compromis entre l’économie, le droit que je voulais découvrir et d’autres matières comme la culture générale et les langues. Le fait de pouvoir également valider les deux premières années de droit constituait aussi pour moi une certaine sécurité tout en ayant encore deux ans pour réfléchir à mon projet.

2/ Comment as-tu vécu tes années de classe préparatoire ?

Il faut avouer que le début a été assez difficile puisqu’on doit faire face à des échecs auxquels on avait pas forcément l’habitude au lycée et surtout des exigences beaucoup plus élevées. La charge de travail était assez importante donc j’ai parfois eu l’impression de mettre ma vie entre parenthèses pendant ces deux années. Il m’a fallu également du temps pour m’adapter et pour trouver ma méthode de travail. La deuxième année est difficile puisqu’il y a la pression des concours, mais c’est celle que j’ai préférée. On voit vraiment que le travail paye et on prend conscience des progrès qu’on a fait pendant ces deux ans.

3/ Avec le recul, quel bilan tires-tu de ces deux années ?

C’est un bilan très positif. La prépa c’est de véritables apports tant au niveau des connaissances que de la méthodologie. On acquiert également une capacité de travail importante. Je pense que la prépa et surtout les colles cela m’ont permis progresser à l’oral et aussi de prendre confiance en moi. Si le bilan est aussi positif c’est surtout en grande partie grâce aux personnes que j’ai pu rencontrer grâce à cela. Si il y avait un mot à retenir et contrairement aux idées reçues sur la prépa ce ne serait pas concurrence entre élèves mais solidarité (et amitiés).

4/ Que fais-tu maintenant ?

Je suis aujourd’hui en Magistère génie économique à Strasbourg. La totalité de mes cours sont donc des cours d’économie. Il faut donc savoir que même après une prépa D1 il est possible de s’orienter vers un magistère d’économie, mais il faut avoir conscience qu’il sera nécessaire de travailler un peu les mathématiques. En parallèle j’ai décidé de passer ma troisième année de licence 3 de droit par correspondance à la Sorbonne afin de valider ma licence entièrement.

5/ En quoi tes années de classe préparatoire t’aident dans ton parcours aujourd’hui ?

Premièrement sans avoir fait de classe préparatoire je n’aurais pas forcément pu accéder à ma formation aujourd’hui puisque les magistères sont des formations sélectives. La prépa nous a permis également de développer une capacité de travail importante ce qui me permet aujourd’hui de pouvoir suivre mes deux formations mais également d’avoir encore assez de temps libre. Peu importe la poursuite d’études, je pense que les connaissances et les outils méthodologiques que nous avons développés nous servirons toujours.

6/ A qui conseillerais-tu cette classe préparatoire ?

Je la conseillerais à toute personne qui s’intéresse à l’économie mais qui voudrait aussi découvrir le droit.  Il faut quand même être motivé et prêt à fournir une charge importante de travail. Même sans avoir de projets professionnels précis, je pense que cette classe préparatoire ouvre des débouchés assez variées et c’est aussi l’occasion de découvrir de nouvelles formations.

Je rajouterais aussi qu’il ne faut surtout pas s’auto-limiter et ne pas hésiter à candidater car il n’y a pas que des génies en classe prépa, il ne faut pas avoir peur de tenter sa chance, c’est vraiment ouvert à toute personne motivée et curieuse.

 

Louise et Romane, étudiantes au CELSA Paris-Sorbonne

Louise et Romane, étudiantes au CELSA Paris-Sorbonne

1/ Pourquoi avoir voulu rentrer en classe préparatoire D1 ?

Louise : Arrivée en Terminale, j’étais une bonne élève mais je n’avais pas d’idée précise de ce que je voulais faire en post bac. Je savais que je voulais conserver l’économie qui m’avait beaucoup plu au lycée, et le droit semblait me convenir car c’est une matière littéraire et concrète.

Romane : En terminale ES je ne savais pas vers quel domaine me tourner. Stimulée par les enjeux de la société contemporaine j’ai opté pour une orientation en classe préparatoire afin de gagner en connaissances et méthodologie. Toutefois le doute subsistait toujours : lettres modernes ou D1 ?  Effrayée par le latin et la philosophie, et dotée d’une personnalité plutôt pragmatique j’ai finalement assez rapidement tranché pour la D1. Son socle pluridisciplinaire composé de sciences humaines  et l’alternance entre un enseignement en classe préparatoire et universitaire m’ont particulièrement attirée.

2/ Comment as-tu vécu tes années de classes préparatoires ?

Louise : C’était effrayant mais aussi impressionnant d’avoir accès à autant de savoirs et d’information. J’ai eu l’impression que l’on m’offrait absolument toutes les clefs de compréhension sur chaque sujet abordé. Forcément, derrière il fallait fournir une dose importante de travail. Cependant j’ai réussi à garder cet équilibre entre ma vie sociale à l’extérieur de la prépa à et les cours. Je pense que cela dépend des gens, mais le temps que je « perdais » à voir des amis ou sortir, je le récupérais en efficacité au moment de travailler. Pour les matières étudiées, j’avoue que le droit m’a beaucoup moins plu que l’économie, les derniers mois ont donc été difficile là dessus.

Romane : Ce fut douloureux (surtout la première année), pas toujours drôle mais extrêmement enrichissant tant d’un point de vue intellectuel que personnel. Pour ma part, j’ai mis un certain temps à m’organiser entre le rythme de la prépa et celui de la fac et à répondre au degré d’exigence en termes de méthodes et de connaissances. Ces deux années ont été un véritable défi personnel !

3/ Avec le recul, quel bilan tires-tu de ces années ?

Louise : Je n’ai plus aucun doute sur ma capacité à travailler. J’ai souvent repoussé mes limites durant ces années en ce qui concerne mon aptitude à me concentrer longuement sur un sujet complexe. C’était éprouvant, mais aujourd’hui j’ai confiance en moi, je prends les choses une par une et je m’en sors.

Romane : Avec du recul je ne regrette absolument pas mon passage en classe préparatoire ! J’y ai appris énormément de choses, tant sur les aspects juridiques et économiques que sur la méthode. Il m’a aussi permis de mieux me connaître et de me surpasser. Et puis ces deux ans de prépa s’ils ont été aussi beaux c’est surtout grâce à l’ambiance que nous avions dans notre promo. Un esprit solidaire teinté de notes d’humour même dans les circonstances les plus horribles. Car si en prépa tu douilles, tu peux aussi y rencontrer de véritables amis.

4/ Que fais-tu maintenant ?

Louise : Je suis en L3 au Celsa en parcours Marque (Marketing, Publicité, Communication). Le CELSA est une école de communication publique qui fait partie de la Sorbonne. A partir de bac +2, on peut passer le concours selon le parcours que l’on a choisi, ensuite on y reste jusqu’au Master 2. Le CELSA est une école prestigieuse, et dès la L3 nous devons réaliser un stage de 4 mois. C’est cet aspect très professionnalisant dans un cadre toujours universitaire qui m’a aussi plu. J’y suis très heureuse, nous sommes tous bien investis dans des associations et l’équipe pédagogique nous soutien et nous accompagne réellement.

Romane : Je suis actuellement au CELSA, École des Hautes Études de l’Information et de la Communication rattachée à la Sorbonne. Je suis entrée au sein de cette école par le biais du parcours Management et Organisation, qui me permet d’appréhender les sciences de l’info-comm et les ressources humaines. Cette école m’a attirée par la nature de sa formation qui est à la fois théorique et pratique puisque dès la L3 nous avons à effectuer un stage d’au moins 3 mois. Titulaire d’une licence d’info-comm à la sortie de la L3, je peux par la suite m’engager sur un master Ressources Humaines ou Conseil.

5/ En quoi tes années de classes préparatoires t’aident dans ton parcours universitaire aujourd’hui ?

Louise : Mes professeurs étaient très sceptiques à l’idée que je passe le concours du CELSA, car il était à première vue peu en lien avec la prépa. Ce n’était pas le cas, le CELSA dispense de nombreux cours d’économie et mes années de prépa m’ont donné un avantage par rapport à d’autres plus littéraires qui n’en avaient pas fait depuis la seconde. Je connais les enjeux juridiques et économiques d’une entreprise ce qui fait partie intégrante d’une stratégie de communication. De plus, bien communiquer est une affaire de culture générale, que j’ai indéniablement développée durant ces années.

Romane : Le passage en classe préparatoire reste extrêmement formateur (et non formaté comme pourrai le penser certains). Il nous permet d’acquérir des réflexes méthodologiques, une forme de curiosité et un esprit critique et analytique sur les enjeux du monde contemporain dans lequel nous vivons.

6/ A qui conseillerais-tu cette classe préparatoire ?

Louise : A ceux qui sont motivés pour passer l’ENS, c’est évident. Mais aussi à ceux qui ne savent pas exactement quelles études faire et qui souhaitent se laisser le choix de passer des concours dans des domaines économiques et juridiques.

Romane : Si tu es un peu paumé(e) dans ton orientation, que tu es sérieux(se), un minimum organisé(e) et que tu portes un certain intérêt à l’économie et au droit alors cette classe préparatoire peut être une très bonne étape dans ta construction universitaire et personnelle. Toutefois avant d’y postuler il est important de prendre conscience de la charge de travail et de l’impact que peut avoir le rythme et l’intensité d’une classe préparatoire sur ton quotidien.

 

 

 

 

Thomas, étudiant au magistère Juriste d’Affaires franco-britannique (JAFB)

Thomas, étudiant au magistère Juriste d’Affaires franco-britannique (JAFB)

1/ Pourquoi avoir voulu rentrer en classe préparatoire D1 ?

A l’origine, j’envisageais de rentrer à l’université et d’accomplir un parcours de droit très classique pour atteindre mon objectif ultime : le métier d’avocat. J’ai eu connaissance de l’existence de la prépa D1 par un ami, ancien de la prépa et maintenant lui aussi avocat. Si j’ai voulu y rentrer, c’est tout d’abord car elle permet de valider les deux premières années de licence de droit en parallèle. Je me sentais capable de faire plus qu’une simple licence et cette prépa me le permettait. Ensuite, cette prépa permet un enseignement plus poussé qu’une simple fac de droit en accentuant notamment la rigueur, la méthodologie et le travail : des qualités essentielles pour la suite des études. Enfin, je savais qu’elle permettrait de me distinguer des autres étudiants en droit dès le début de mon cursus, ce qui n’est pas chose aisée en suivant un parcours « classique ».

2/ Comment as-tu vécu tes années de classes préparatoires ?

L’exigence de classe préparatoire demande parfois un temps d’adaptation, j’ai eu la chance de trouver mon rythme assez rapidement de façon à réussir sans me tuer à la tâche (oui c’est possible !). Plus sérieusement, ces deux années sont intensives niveau travail mais incroyablement stimulantes intellectuellement. A côté de l’aspect « scolaire », mes deux années de prépa ont été une aventure humaine très enrichissante, elles ont été marquées par un esprit de promo génial, une ambiance agréable et de fortes amitiés tissées.

3/ Avec le recul, quel bilan tires-tu de ces années ?

Elles m’ont permis de développer des qualités que je n’aurais pu acquérir ailleurs : que ce soit les qualités orales à travers les khôlles, l’étude des langues, la culture générale ou la forte base de connaissances en économie. Sans compter l’enrichissement sur le plan personnel déjà évoqué. Avec le recul, j’aurais regretté de ne pas avoir tenté l’aventure.

4/ En quoi tes années de classes préparatoires t’aident dans ton parcours universitaire aujourd’hui ?

La capacité de travail est l’atout majeur que l’on tient de la classe préparatoire. On travaille mieux, on travaille plus vite. On est simplement plus efficaces, ce qui nous permet de passer moins de temps que d’autres sur certaines tâches. Un autre atout est sans aucun doute la curiosité intellectuelle, développée à travers la multiplication des « khôlles d’entretien » sur des sujets de culture générale. Organiser ses idées est quelque chose de très important dans tous les domaines du droit et c’est une tâche à laquelle nos esprits sont très bien préparés en D1. Enfin, la prépa D1 m’a permis d’être pris dans ma formation et m’a aidé à trouver un stage l’année dernière. Sur mon CV, c’est souvent un marqueur déterminant.

5/ Peux-tu nous en dire plus sur ta formation ? Comment tu l’as intégré ?

A la sortie de la D1 j’ai intégré le magistère Juriste d’Affaires franco-britannique (JAFB) de l’Université de Rennes 1, c’est une formation sur 3 ans au cours de laquelle les étudiants valident 5 diplômes : une Licence en Droit, un Master 1 droit des affaires, un LLm in International Commercial Law, un Master 2 d’une université française ainsi que le Diplôme d’Université du magistère JAFB. Excellente formation en droit des affaires, elle permet notamment d’accéder aux plus prestigieux M2 parisiens. La première année se fait à Rennes, elle est très intense puisqu’il s’agit de valider les matières de L3 ainsi que celles de M1. La deuxième année se déroule à Exeter dans l’université partenaire et débouche sur la remise d’un LLM, diplôme très reconnu dans le milieu du droit des affaires. Enfin, la troisième année se fait dans l’université française de son choix. La sélection se fait à la sortie de la prépa sur dossier pour la phase d’admissibilité puis par oral pour la phase d’admission. La directrice du magistère ainsi que la professeure d’anglais recherchent avant tout des étudiants motivés, dotés d’un bon niveau en droit et d’un certain goût pour l’international.

6/ A qui conseillerais-tu cette classe préparatoire ?

D’abord, je conseillerais cette classe préparatoire à tous les étudiants attirés par le droit mais qui souhaitent un enseignement plus poussé que celui dispensé à l’université ou qui souhaitent se démarquer de la masse d’étudiants dès la première année de leur cursus : la prépa est déjà un label d’excellence. Mais je conseillerais aussi la D1 à tous les étudiants curieux intellectuellement et à la morale douteuse, désireux de toucher du doigt plusieurs matières sans se confiner au droit, grâce aux enseignements d’économie ou de culture générale notamment. Enfin cette prépa est aussi l’occasion de découvrir « l’ambiance prépa » et l’occasion de vivre une expérience très enrichissante sur le plan personnel.

Domitille, étudiante en licence de droit à l’Université de Bordeaux et en licence d’administration publique à Sciences po Bordeaux

Domitille, étudiante en licence de droit à l’Université de Bordeaux et en licence d’administration publique à Sciences po Bordeaux

1/ Pourquoi avoir voulu rentrer en classe préparatoire D1 ?

J’ai voulu rentrer en classe préparatoire D1 car je m’intéressais au droit mais j’étais aussi attirée par la pluridisciplinarité de cette formation (économie, culture G…). Je n’avais pas un projet encore précis et je voulais me laisser du temps sans me fermer de portes. En comparaison à un cursus classique à la faculté de droit, la prépa permet aussi d’être suivi(e) de plus près par les professeurs et d’être davantage entraîné(e) à l’écrit et à l’oral, ce que je voyais comme un atout.

2/ Comment as-tu vécu tes années de classes préparatoires ?

Chacun vit ses années de classe prépa à sa façon. Pour ma part, j’ai souvent eu le sentiment d’avoir dû « mettre ma vie entre parenthèse » en raison de l’importante charge de travail. Ces deux années ont été stressantes, avec parfois la peur de ne pas être à la hauteur. Cependant, il est agréable de voir que le travail porte progressivement ses fruits ; les progrès effectués tout au long de ces deux années m’ont permis de prendre davantage confiance en moi. Lorsque la prépa s’est terminée, j’ai ressenti un véritable sentiment de fierté d’être allée jusqu’au bout !

3/ Avec le recul, quel bilan tires-tu de ces années ?

Même si ces deux années de prépa n’ont pas toujours été faciles, avec le recul, je suis très contente de les avoir effectuées. Ce double cursus prépa/fac m’a tout d’abord donné le goût du droit, en particulier du droit public. Par ailleurs, j’estime qu’avoir des cours d’économie, de culture générale et de langues vivantes est un véritable avantage pour un étudiant en droit. Alors que je n’avais pas d’idées précises d’orientation professionnelle à la fin de la terminale, ces deux années en prépa m’ont permis de mûrir un projet et de trouver ma voie.

4/ En quoi tes années de classes préparatoires t’aident dans ton parcours universitaire aujourd’hui ?

Tout d’abord, le fait d’avoir fait une classe prépa a été, je pense, déterminant dans le fait d’avoir été acceptée sur dossier au sein de mon parcours universitaire actuel. J’ai en effet intégré un cursus ayant relativement le même fonctionnement que la prépa D1 puisque je cumule une L3 droit à l’Université de Bordeaux et une licence d’administration publique à Sciences po Bordeaux (qui dispense des cours supplémentaires d’économie, d’histoire et de culture générale). Ensuite, j’ai le sentiment que ce que j’ai appris en prépa me sera utile tout au long de mes études : elle m’a permis d’apprendre énormément de choses en droit et en économie, d’acquérir de solides méthodes de travail et une méthodologie de dissertation et également de prendre de l’assurance à l’oral. Or, ce sont des atouts pour réussir ses études et, à plus long terme je l’espère, les concours administratifs que je vise.

Enfin, les difficultés et le stress auxquels j’ai dû faire face pendant ces deux années de prépa, dus à son rythme et ses exigences, me permettent aujourd’hui d’énormément relativiser et d’appréhender plus sereinement mes études supérieures.

5/ A qui conseillerais-tu cette classe préparatoire ?

Je conseille cette classe préparatoire aux lycéens qui pensent avoir un certain goût pour le droit, l’économie et qui, de manière plus générale, développent une certaine curiosité pour les questions de société. Si la charge de travail est très importante, il ne faut pas pour autant s’autocensurer !

Yann, étudiant en licence 3 de sciences de gestion (parcours international)

Yann, étudiant en licence 3 de sciences de gestion (parcours international)

 1/ Pourquoi avoir voulu rentrer en classe préparatoire D1 ?

Je voulais rentrer en classe prépa pour plusieurs raisons très différentes. En premier lieu, pendant mon lycée, j’avais l’espoir de rentrer à Sciences Po Lyon pour son parcours international. Cependant, après avoir manqué le concours en terminale, j’ai décidé de faire une CPGE pour mieux me préparer aux concours Science Po (pour Bac+2). La CPGE m’aurait enseigné différents outils méthodologiques, et des connaissances pour me démarquer au concours. Par ailleurs, j’avais aussi la pression familiale à gérer. Toute ma famille avait fait des études supérieures et était passée par une CPGE ou par PACES. Il fallait donc que je rentre aussi dans une classe préparatoire. Enfin, j’avais aussi envie de rompre avec le cursus scientifique que j’avais suivi durant tout mon lycée. Ce qui m’intéressait et qui me passionne aujourd’hui, c’est le fonctionnement du monde contemporain, la politique, la religion et toutes les choses qui gravitent autour de ces thématiques. Or, dans une filière scientifique, on n’apprend rien de tout cela. Il fallait donc que je trouve un cursus qui me permette d’en apprendre plus sur les fantastiques machines que sont les sociétés humaines. La classe préparatoire D1 était parfaite pour cela.

2/ Comment as-tu vécu tes années de classes préparatoires ?

Il existe une réelle différence entre les deux années pour une raison logique : le concours arrive en fin de deuxième année. Chaque année se vit alors complètement différemment.

La première année était l’année de la découverte, de l’euphorie. Nous avions soif d’apprendre, de découvrir. Là où auparavant c’était dur d’amener une discussion sérieuse dans un groupe d’ami, tout devenait possible. Chacun était semblable aux autres tout en étant complètement différent ce qui menait à des débats intéressants, constructifs et passionnés. Chaque parole, chaque instant passé là-bas était un moment d’apprentissage pour moi. D’autre part, les professeurs étaient toujours à notre écoute pour assouvir notre soif de connaissance et à nous conseiller en cas de besoin.

Puis arriva la deuxième année. Le rythme s’accélérait, le concours était de plus en plus proche. Le stress devenait palpable en classe. Nous n’avions tous qu’un objectif, le concours (quel qu’il soit). Il devenait le sujet principal de nos discussions entre élèves ou avec les professeurs. Il nous hantait, nous obsédait, nous empêchait de dormir. Je ne pouvais plus profiter de l’instant d’apprentissage. Tout était fait dans l’intérêt de la préparation au concours. Le concours devenait une fin en soi. Malheureusement j’ai toujours été désintéressé par l’idée de concours, d’examen. Tout cela n’était qu’un test après tout. La vraie richesse, c’est la connaissance non ? De ce fait, je n’étais plus vraiment en phase avec mes camarades sur ce point. Je me suis donc lassé et laissé porter par le courant jusqu’à la fin de l’année.

3/ Avec le recul, quel bilan tires-tu de ces années ?

J’ai beaucoup appris sur le monde, sur les autres et sur moi. Au-delà des outils méthodologiques, des entraînements à l’oral pour préparer des entretiens, la CPGE m’a offert quelque chose de bien plus important. Grâce à elle, j’ai pu préciser et clarifier mes idéaux. Là ou auparavant je n’étais que le reflet politique de ma famille, je suis devenu indépendant intellectuellement. J’ai un idéal et ce grâce aux connaissances, aux idées apportées par tous les acteurs de la classe. Cette classe préparatoire m’a fait murir sur certains points et je lui en suis très reconnaissant.

4/ Peux-tu nous en dire plus sur ta formation ? Comment tu l’as intégré ? Si tu t’épanouis ?

Je suis actuellement en licence 3 Sciences de gestion parcours international où un peu plus de la moitié des cours sont en anglais. Pour simplifier la chose, on m’apprend à gérer correctement un projet dans une entreprise. En premier lieu, j’étudie la boîte noire qu’est l’entreprise. Nous discutons en cours de son fonctionnement, des conflits, des types d’organisation. D’autre part, j’apprends aussi à maîtriser les outils de gestion et de comptabilité. Enfin, durant notre formation, nous sommes amenés à gérer un projet sur un an. C’est là que toute la formation prend son sens. Toutes les problématiques étudiées en cours et la plupart des outils de gestion sont utiles au projet mené. Prenons un exemple concret : mon projet consiste à produire et à guider les artistes locaux. J’ai monté en début d’année une équipe d’une dizaine de personnes pour mener à bien ce projet. On a rencontré beaucoup de problèmes durant ce projet : des problèmes de compréhension (du fait que les deux tiers de mes collaborateurs étaient étrangers), des soucis financiers… Toutes ces problématiques ont été traitées en cours. Au final, c’est bien mon projet qui donne du sens à ma formation.

5/ En quoi tes années de classes préparatoires t’aident dans ton parcours universitaire aujourd’hui ?

Les connaissances que j’ai acquise durant la classe préparatoire me permettent d’avoir une certaine culture économique et juridique. Grâce à cela, je peux analyser un problème avec un prisme différent de celui des autres. En dehors de cela, certains outils méthodologiques me sont parfois utiles pour analyser certains problèmes mais cela reste très limité. Malgré tout, si je suis aujourd’hui dans une formation sélective et si je suis retenu pour partir en Chine l’année prochaine, c’est aussi parce que j’ai fait une classe préparatoire D1.

6/ A qui conseillerais-tu cette classe préparatoire ?

Aux personnes qui souhaitent faire une formation d’excellence après un bac général. Aux personnes qui ont envie d’apprendre des choses nouvelles. Cette classe est un bon moyen de parfaire ses connaissances sur des sujets qui nous concernent tous aujourd’hui. Rien que par pur curiosité intellectuelle, c’est un bon choix. Cependant, il faut aussi savoir que la finalité, c’est le concours. Même s’il y a beaucoup de portes de sortie après la CPGE, il faut être conscient du fait que la deuxième année est loin d’être amusante. On se prépare à un concours et il faut vivre tous les jours pendant deux années avec cette idée en tête si l’on veut réussir.

 

Agathe, Enael et Mathilde et les différentes voies d’accès à Sciences Po après une classe prépa

Agathe, Enael et Mathilde et les différentes voies d’accès à Sciences Po après une classe prépa

1/ Pourquoi avoir voulu rentrer en classe préparatoire D1 ?

Agathe : En Terminale, mes professeurs voulaient m’orienter vers une classe préparatoire économique (ECE) mais je n’étais clairement pas passionnée par les maths ni les débouchés en écoles de commerce. J’ai découvert la classe préparatoire D1 un peu par hasard lors d’un Salon de l’Étudiant. Ça me paraissait être un bon compromis avec des matières générales comme le droit, l’économie et la culture générale et une diversité de débouchés. Comme je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire plus tard je me suis dit que la classe préparatoire ne fermait pas de portes et ça m’a permis de réfléchir à mon projet pendant deux ans.

Enael :  Après le lycée, je n’étais pas certaine de la voie vers laquelle je voulais me tourner. Je me suis dit qu’une classe préparatoire me permettrait de prendre deux ans pour préciser mon orientation, tout en m’apportant de solides acquis méthodologiques et théoriques. De plus, la prépa D1 semblait ouverte à de nombreux débouchés.

Mathilde : Je suis rentrée en classe préparatoire D1 car je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire plus tard alors je souhaitais rester dans une formation assez généraliste. C’est la conseillère d’orientation de mon lycée qui m’a conseillé cette prépa et je l’ai trouvé très intéressante car elle permet à la fois de valider une première et une deuxième année de droit tout en suivant des cours d’économie, de langues et de culture générale.

 2/ Comment as-tu vécu tes années de classes préparatoires ?

Agathe : Je ne vais pas mentir la classe préparatoire ce n’est pas évident. Ces deux années ont été dures et ont demandé beaucoup d’efforts en termes d’investissements personnels, de travail. Pour ma part j’ai dû apprendre à gérer mon stress notamment à l’oral car ce n’est pas quelque chose d’innée chez moi. Dans l’ensemble, ces deux années ont tout de même été beaucoup moins difficiles que ce à quoi je m’attendais car il n’y avait pas d’esprit de compétition comme on peut l’imaginer dans une classe préparatoire, mais au contraire une très bonne ambiance au sein de la classe.

Enael : Je dirais que ce fut une épreuve, mais pas aussi périlleuse que ce à quoi je m’attendais. En arrivant en classe préparatoire, je souhaitais d’abord relever ce qui était pour moi un défi : aller au bout des deux ans. J’avais peur d’entrer dans un milieu fait de concurrence et de jalousie comme on entend beaucoup dire des classes préparatoires. Je peux aujourd’hui affirmer que ce fut l’inverse, et que la solidarité et la bonne ambiance de la classe ont été pour beaucoup dans mon maintien au sein de celle-ci. L’état d’esprit des professeurs comme des élèves est extrêmement déterminant pour les résultats obtenus à la fin des deux ans.

Mathilde : La première année n’a pas toujours été facile, car c’est assez différent du lycée. Il m’a fallu un peu de temps pour m’adapter et de comprendre comment il fallait travailler en prépa. Les colles aussi sont très stressantes. La deuxième année est plutôt difficile en termes de charge de travail mais c’est au final celle que j’ai préféré car on se voit progresser.

3/ Avec le recul, quel bilan tires-tu de ces années ?

Agathe : Je ne regrette pas du tout d’avoir fait cette prépa, au contraire car c’est très formateur autant sur le plan scolaire que personnel. J’en garde de bons souvenirs Ces deux années ont été très enrichissantEs et ça a été l’occasion de repousser mes limites (notamment à l’oral).  Le bon état d’esprit et l’ambiance de la classe ont largement contribué aux réussites de chacun. Je retiens qu’il ne faut pas se laisser décourager par le moindre échec car la classe préparatoire demande un certain temps d’adaptation par rapport au lycée qui n’est pas toujours évident. Au final, c’est surtout en deuxième année où l’on réalise tous les progrès que l’on a fait.

Enael : Je ne regrette pas ma classe préparatoire. Au delà des connaissances théoriques solides, on y apprend l’humilité et la persévérance. La vie n’y est pas toujours facile mais il y a toujours moyen de relativiser. Et la classe prépa m’a permis d’accéder à l’école que je voulais, Sciences Po Rennes, via le concours commun de deuxième année. J’ai fait mon choix d’orientation et je l’ai obtenu grâce à du travail personnel bien sûr, mais aussi beaucoup grâce à de l’entraînement en groupe et aux conseils des anciens élèves passés par la prépa.

Mathilde : Je suis très contente d’avoir fait cette prépa. J’ai beaucoup appris pendant ces deux années et je pense que cela me servira longtemps.

4/ En quoi tes années de classes préparatoires t’aident dans ton parcours universitaire aujourd’hui ?

Agathe : J’ai intégrée Sciences Po Rennes en deuxième année grâce à un oral de motivation. La classe préparatoire m’a justement permise d’être prête le jour j. La méthodologie et la capacité de travail acquises pendant la classe prépa me servent aujourd’hui, à l’oral comme à l’écrit.

Enael : J’ai pu y acquérir de solides connaissances, et surtout de la méthodologie. On critique souvent les classes préparatoires pour leur « formatage » des élèves, mais la rigueur exigée en prépa peut s’avérer essentielle dans le parcours professionnel. À nous ensuite de garder l’esprit critique…  La classe prépa aide aussi à se dépasser et permet d’apprendre sur soi-même. Le rythme, les modes de travail y sont totalement différents du lycée et on ne peut pas vraiment savoir à l’avance comment cette expérience sera vécue.

Mathilde : À ma grande surprise, j’ai été admissible à l’ENS ce qui m’a permis par la suite d’intégrer Sciences po via là convention master. La prépa ouvre vraiment beaucoup de portes pour la suite. Elle me sert encore aujourd’hui au niveau de la méthodologie pour rédiger des dissertations par exemple ou encore pour construire des plans plus facilement.

5/ A qui conseillerais-tu cette classe préparatoire ?

Agathe : Je conseillerais la classe préparatoire aux élèves curieux et motivés mais qui n’ont pas forcément de de projet professionnel précis. La classe préparatoire ne ferme pas de portes et permet d’envisager des formations auxquelles on n’avait pas pensé au départ.

Enael : À tout élève qui s’intéresse aux matières qui y sont enseignées et aux débouchés qu’elle propose. Ce type d’études peut faire peur au premier abord. Il nécessite de faire partie des bons élèves au lycée, mais ceux qui y entrent ne sont ni surdoués, ni capables de travailler 15h par jour ! Il ne faut pas hésiter à tenter sa chance, d’autant plus que la particularité des prépas D1 réside dans leur partenariat avec l’université de droit, laissant ainsi une « porte de secours » en permettant de se réorienter vers la faculté sans perdre d’année d’études.

Mathilde : Je conseillerais cette classe préparatoire à tout élève qui a des doutes sur ce qu’il souhaite faire plus tard.

 

Mylène, étudiante au Magistère Juriste d’Affaires Européen de Nancy

Mylène, étudiante au Magistère Juriste d’Affaires Européen de Nancy

1/ Pourquoi avoir voulu rentrer en classe préparatoire D1 ?

J’ai voulu rentrer en classe préparatoire D1 car après maintes réflexions, c’est vers une formation juridique que je me suis orientée. De plus, je voulais poursuivre l’apprentissage des 2 langues (allemand et anglais), opportunité que ne laissait pas la faculté de droit. Enfin, je connaissais l’exigence d’une classe préparatoire et amorçait déjà à peaufiner mon employabilité.

2/ Comment as-tu vécu tes années de classes préparatoires ?

Si la première année a été difficile pour moi, notamment à cause de nouvelles exigences dont je ne soupçonnais pas l’existence, à force de travail, de volonté et de détermination j’ai su atteindre les objectifs qui étaient les miens. Ainsi la deuxième année fut mieux vécu puisque synonyme d’efforts et de progrès.

3/ Avec le recul, quel bilan tires-tu de ces années ?

Actuellement en 1ère année au Magistère Juriste d’Affaires Européen (MJAE) de Nancy et confrontée à un tout autre niveau d’exigence, je m’aperçois que la classe préparatoire est aussi dure intellectuellement que psychologiquement. Elle est synonyme d’endurance et de dépassement de soi constant. De ces 2 années, je retiendrai la détermination et les efforts fournis pour finir ce que j’avais commencé en entrant en 1ère année. Grâce à ces deux années, je sais que j’ai mûri, grandi et appris beaucoup sur moi mais aussi sur les autres.

4/ En quoi tes années de classes préparatoires t’aident dans ton parcours universitaire aujourd’hui ? 

Aujourd’hui, mes années de classe préparatoire me permettent de profiter de mon parcours universitaire. Je sais de quoi je suis capable, connais ma façon de travailler, il m’est donc plus simple d’appréhender un cours par exemple. Après une classe préparatoire, nous sommes plus performants, plus rapides car nous avons été formés pour. Il m’est donc plus simple de prendre les choses tranquillement sans être pour autant en retard. Je peux donc profiter pleinement des opportunités que laissent Nancy, et voir la vie du bon côté !

5/ A qui conseillerais-tu cette classe préparatoire ?

Je pense que la classe préparatoire D1 en ce qu’elle propose un double cursus classe préparatoire-faculté peut être conseillée à tous les élèves qui n’ont pas peur de la masse de travail et qui ont envie de se dépasser chaque jour. Il faut bien être au clair sur le fait que cette classe préparatoire est tout aussi exigeante qu’une autre et que la difficulté est réelle. Mais il faut aussi savoir que le sentiment de fierté à la fin des deux ans vaut tous les obstacles rencontrés. C’est en affrontant les obstacles tous les jours que l’on grandi et que l’on avance, c’est un peu comme une école de la vie. Ainsi toutes les personnes qui voudraient l’intégrer y sont conviées.

Thémis et Marie, étudiantes au magistère Journalisme et communication des organisations (JCO) d’Aix-en-Provence

Thémis et Marie, étudiantes au magistère Journalisme et communication des organisations (JCO) d’Aix-en-Provence

1/ Pourquoi avoir voulu rentrer en classe préparatoire D1 ?

Thémis :  J’ai voulu intégrer la classe préparatoire D1 parce que je n’étais absolument pas sûre de mon orientation. J’ai longtemps hésité entre une école d’architecture et une fac de droit. Davantage attirée par le droit, je ne voulais toutefois pas me fermer de portes. Lorsque j’ai entendu parler de cette classe préparatoire, j’ai pensé que la pluridisciplinarité et les nombreux concours à l’issue des deux ans étaient une bonne alternative. La charge de travail importante ne m’a pas rebuté, j’avais surtout envie de m’ouvrir le plus de portes possibles.

Marie : En terminale, je ne savais pas trop quelles études envisager pour la suite. Mon projet d’origine était d’intégrer la fac de droit mais mes professeurs m’encourageaient à faire une prépa. J’ai envisagé une classe prépa en économie, ayant beaucoup d’intérêt pour la matière. Finalement on m’a parlé de la CPGE ENS D1, qui m’est apparue comme une suite logique à mes études dans la mesure où elle permettait d’allier droit et économie, classe préparatoire et enseignement universitaire.

2/ Comment as-tu vécu tes années de classes préparatoires ?

Thémis : Ces deux années de classe préparatoire ont été parfois difficiles, parce que la charge de travail est conséquente. J’ai parfois eu l’impression d’être débordée et de ne plus avoir de vie à côté. En même temps, j’ai appris à me dépasser et je pense que c’est une très bonne chose.

Marie : Dans l’ensemble j’ai bien vécu ces deux années, principalement du fait de la cohésion de la classe, bien loin des stéréotypes que l’on m’avait présenté. J’ai néanmoins dû m’adapter en début de première année à un nouveau rythme et de nouvelles exigences. Le plus compliqué est d’accepter d’avoir des mauvaises notes, de ne pas réussir tout le temps.

3/ Avec le recul, quel bilan tires-tu de ces années ?

Thémis : Malgré le rythme incessant, je garde un bilan très positif de ces deux années. Le fait de passer l’essentiel de mon temps dans le cadre de la prépa m’a permis de faire des rencontres géniales. Il y avait une très bonne ambiance de classe et nous nous sommes soutenus. Le fait de travailler ensemble, de vivre les moments difficiles à plusieurs nous a permis de les surmonter et souvent d’en rire. Nous étions très soudés et rien que pour cette raison, je le referai sans hésitation.

Marie : Un bilan très positif. La classe préparatoire m’a permis d’acquérir une vraie capacité de travail pour répondre aux exigences élevées. Mais ce que je retiens spécifiquement c’est que travailler avec les autres donne des résultats bien meilleurs qu’en travaillant en concurrence avec les autres. Je garde un très bon souvenir de ma classe, j’ai fait de très belles rencontres.

4/ Que fais-tu maintenant ?

Thémis : Je suis aujourd’hui en magistère journalisme et communication à Aix en Provence. Cette formation qui allie cours à la fac et au magistère me permet d’étudier le journalisme et la communication ainsi que d’obtenir une licence 3 en droit et en administration publique. Si je suis entrée dans cette formation dans le but de poursuivre dans la communication, c’est aujourd’hui dans le journalisme que je souhaite continuer.

Marie : À l’issue de la prépa j’ai intégré le magistère de journalisme et communication des organisations à Aix-en-Provence. Il s’agit d’une triple formation en journalisme et communication mais aussi en sciences sociales (droit, économie, culture générale). Elle concilie les aspects théoriques avec un enseignement dans le cadre de la faculté de droit et les aspects pratiques avec des cours assurés par des professionnels. En y entrant j’étais très intéressée par la profession de journalisme, beaucoup moins par celle de communicante et je n’ai pas changé de point de vue.

5/ En quoi tes années de classes préparatoires t’aident dans ton parcours universitaire aujourd’hui ?

Thémis : Outre les rencontres et les bons moments passés avec la classe, la prépa m’a permis de progresser plus que dans toute ma scolarité. Sur le fond, j’ai l’impression d’avoir appris beaucoup de chose. Mais c’est surtout la méthodologie acquise qui m’aide aujourd’hui et m‘aidera encore longtemps. Peu importe le cursus que nous suivons par la suite, je pense que l’organisation, la capacité d’apprentissage sont un bagage précieux.

Marie : D’abord je pense que le bagage en méthodologie acquis est bénéfique quelle que soit la poursuite des études. Plus spécifiquement dans le cadre du magistère, avoir une base solide en droit et en économie est un plus. Les prépa D1 sont d’ailleurs un profil recherché par la magistère JCO. Enfin je ne suis pas dépaysée par un enseignement partagé entre la faculté de droit et le magistère, le système correspondant à celui de la D1.

6/ A qui conseillerais-tu cette classe préparatoire ?

Thémis : Bien que la classe préparatoire soit la voie classique pour ceux qui souhaitent intégrer l’ENS, je la conseillerais à ceux qui ne craignent pas une charge de travail importante et qui souhaitent s’ouvrir le plus de portes possibles. Par exemple, pour ceux qui sont attirés par le droit sans en être certains, je pense que c’est une très bonne alternative. De plus, je pense qu’il n’est pas nécessaire d’être une bête de travail au lycée, simplement un élève sérieux. Pour moi, le principal atout de cette formation est d’apprendre véritablement à savoir travailler, ce qui sert beaucoup par la suite.

Marie : Je conseillerais cette classe prépa à ceux qui sont indécis pour la poursuite de leurs études, mais qui ont un grand intérêt pour le droit. Il n’est pas nécessaire d’être le meilleur de sa classe, mais il faut quand même être prêt à appréhender une vraie charge de travail, et avoir une vraie curiosité.

 

 

 

Camille, étudiante en école de commerce à GEM et en licence 3 de droit à l’Université de Grenoble

Camille, étudiante en école de commerce à GEM et en licence 3 de droit à l’Université de Grenoble

1/ Pourquoi avoir voulu rentrer en classe préparatoire D1 ?

Je ne savais pas trop ce que je voulais faire, j’hésitais entre entrer à Sciences Po ou aller en fac de droit mais sans savoir vraiment si le droit me plairait. Du coup j’ai opté pour la formule qui me permettait de préparer le concours de Sciences Po tout en découvrant le droit.

2/ Comment as-tu vécu tes années de classes préparatoires ?

La 1ère année a été dure, j’ai voulu arrêter car je me suis rendu compte que je n’aimais pas le droit au point de vouloir en faire mon métier et que je ne voulais plus particulièrement rentrer à Sciences Po donc je ne voyais pas pourquoi continuer. Après avoir discuté avec les profs et surtout une 2A qui m’a présenté le concours Passerelle, je me suis intéressé à ce concours, aux débouchés et j’ai finalement décider de me tourner vers les écoles de commerce. La 2ème année a été plus dure car l’échéance du concours approche mais elle est passée plus vite car elle est plus courte et surtout on a un objectif, on sait pourquoi on travaille, ce qu’on veut et le fait d’avoir un objectif précis, un but aide à mieux vivre l’année.

3/ Avec le recul, quel bilan tires-tu de ces années ?

Mon bilan est assez positif. J’ai trouvé ma voie, j’ai eu mon concours donc même si je n’ai pas passé 2 années particulièrement folles, j’en suis contente car si je n’étais pas passé par cette étape, je ne serais pas à GEM aujourd’hui.

4/ En quoi tes années de classes préparatoires t’aident dans ton parcours universitaire aujourd’hui ?

Je suis définitivement plus à l’aise à l’oral et je continue de m’organiser de manière efficace. J’arrive à m’adapter facilement aux exigences des différents profs car la différence de méthodologie entre fac et prépa pendant les 2 ans nous prépare à nous adapter à différents environnements.

5/ Peux-tu nous en dire plus sur ta formation ? Comment tu l’as intégré ? Si tu t’épanouis ?

Je suis en 1ère année du Programme Grande École de Grenoble École de Management en double parcours, management (comme tout le monde) et droit (je prépare une L3). L’école a un partenariat avec l’université de Grenoble donc ce parcours est intéressant quand on sort d’une D1 et que l’on veut terminer notre licence, voire même continuer en master 1 ou 2.

J’ai intégré GEM par le concours passerelle. Ce n’est pas un concours compliqué en soi, il faut juste bien travailler les matières du concours et comprendre les exigences des correcteurs, très différentes de celles des correcteurs de l’ENS. Aujourd’hui j’adore ce que je fait et je ne regrette absolument pas mon choix, l’ambiance école (associative, liste…) est super et on ne s’ennuie jamais, il y a toujours quelque chose à faire. C’est très enrichissant et très intéressant.

6/ A qui conseillerais-tu cette classe préparatoire ?

À n’importe qui qui hésite dans ce qui veut faire plus tard, à tous ceux intéressés par le droit mais qui ne sont pas sûrs de savoir si cette matière va leur plaire. Cette prépa laisse de nombreux débouchés dans beaucoup de domaines, ce qui en fait son réel avantage.

Ambre, étudiante en double licence droit/science politique à l’université Lyon III Jean Moulin

Ambre, étudiante en double licence droit/science politique à l’université Lyon III Jean Moulin

1/ Pourquoi avoir voulu rentrer en classe préparatoire D1 ?

Après mon bac ES, je pensais intégrer une licence 1 de droit avec pour objectif de devenir juge. J’avais pourtant un peu d’appréhension puisque je n’avais jamais fait de droit. En faisant des recherches sur différentes formations post-bac, j’ai été séduite par ce que proposaient les prépas ENS D1. Le fait de valider nos deux premières années de licence de droit et en même temps garder un enseignement plus large (économie, culture générale, langues) me convenait. J’avais également en tête d’intégrer un IEP en fin de deuxième année.

2/ Comment as-tu vécu tes années de classes préparatoires ?  

Le début a été difficile, j’avais l’impression que le niveau était trop haut pour moi et le travail trop conséquent. Mais l’ambiance de classe et le soutien des professeurs m’ont motivé à poursuivre. J’ai également continué à pratiquer du sport en club (cela me prenait la moitié de mes week-end) ce qui m’a permis de décompresser pendant cette année. La deuxième année est passée très vite, le travail à fournir est important mais on avait pour habitude de travailler entre copines, c’était plus agréable.

4/ En quoi tes années de classes préparatoires t’aident dans ton parcours universitaire aujourd’hui ?

Ces années m’aident aujourd’hui à m’organiser pour travailler plus efficacement : j’ai appris que tout faire au dernier moment n’était pas une bonne méthode. Mais l’acquis le plus important reste pour moi l’entrainement à l’oral. Les étudiants de la fac ne sont pas habitués à passer un examen oral de 10 minutes avec seulement 10 ou 20 minutes de préparation. La pratique de l’oral pendant les 2 ans de prépa avec les khôlles permet de s’entrainer à transmettre ses idées dans un discours clair et à gérer son stress.

Ces années sont également très utiles pour l’entrée en master. Elles représentent un élément qui permet de se démarquer des élèves en parcours fac classique

5/ Peux-tu nous en dire plus sur ta formation ? Comment tu l’as intégré ? Si tu t’épanouis ?   

Après ces deux années de prépa, je souhaitais étudier d’avantage la science politique mais trouvais dommage de na pas valider ma licence de droit. L’Université Jean Moulin à Lyon 3 proposait une double licence droit/science politique à laquelle j’ai postulé lors des inscriptions en juillet. La sélection était sur dossier. La formation est assez sélective pour y rentrer en troisième année mais les années de prépa ont largement jouées en ma faveur.

Le programme se divise en deux : les matières de droit, plutôt droit public, et les matières de science politique (gestion de crises, polémologie, droit de la guerre et de la paix, sociologie des relations internationales, géopolitique etc.). Cette licence mène donc autant à des masters de droit que de science politique.

Les cours de science politique sont ceux que je préfère puisque l’on fait beaucoup de travaux de groupes qui nous permettent de travailler sur un sujet précis de manière approfondie (je travaille actuellement sur la gestion de la crise du 11 septembre 2001).

Cette double licence demande de travailler régulièrement mais laisse tout de même plus de temps libre que la prépa pour s’adonner à d’autres activités.

6/ A qui conseillerais-tu cette classe préparatoire ?

Je la conseillerais à tous les élèves intéressés par le droit mais voulant garder un enseignement pluridisciplinaire. Les débouchés de cette prépa sont vraiment variés !

J’ajouterais qu’il ne faut pas hésiter à postuler : tout bon élève peut réussir s’il est sérieux et motivé.