Agathe, Enael et Mathilde et les différentes voies d’accès à Sciences Po après une classe prépa

Agathe, Enael et Mathilde et les différentes voies d’accès à Sciences Po après une classe prépa

1/ Pourquoi avoir voulu rentrer en classe préparatoire D1 ?

Agathe : En Terminale, mes professeurs voulaient m’orienter vers une classe préparatoire économique (ECE) mais je n’étais clairement pas passionnée par les maths ni les débouchés en écoles de commerce. J’ai découvert la classe préparatoire D1 un peu par hasard lors d’un Salon de l’Étudiant. Ça me paraissait être un bon compromis avec des matières générales comme le droit, l’économie et la culture générale et une diversité de débouchés. Comme je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire plus tard je me suis dit que la classe préparatoire ne fermait pas de portes et ça m’a permis de réfléchir à mon projet pendant deux ans.

Enael :  Après le lycée, je n’étais pas certaine de la voie vers laquelle je voulais me tourner. Je me suis dit qu’une classe préparatoire me permettrait de prendre deux ans pour préciser mon orientation, tout en m’apportant de solides acquis méthodologiques et théoriques. De plus, la prépa D1 semblait ouverte à de nombreux débouchés.

Mathilde : Je suis rentrée en classe préparatoire D1 car je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire plus tard alors je souhaitais rester dans une formation assez généraliste. C’est la conseillère d’orientation de mon lycée qui m’a conseillé cette prépa et je l’ai trouvé très intéressante car elle permet à la fois de valider une première et une deuxième année de droit tout en suivant des cours d’économie, de langues et de culture générale.

 2/ Comment as-tu vécu tes années de classes préparatoires ?

Agathe : Je ne vais pas mentir la classe préparatoire ce n’est pas évident. Ces deux années ont été dures et ont demandé beaucoup d’efforts en termes d’investissements personnels, de travail. Pour ma part j’ai dû apprendre à gérer mon stress notamment à l’oral car ce n’est pas quelque chose d’innée chez moi. Dans l’ensemble, ces deux années ont tout de même été beaucoup moins difficiles que ce à quoi je m’attendais car il n’y avait pas d’esprit de compétition comme on peut l’imaginer dans une classe préparatoire, mais au contraire une très bonne ambiance au sein de la classe.

Enael : Je dirais que ce fut une épreuve, mais pas aussi périlleuse que ce à quoi je m’attendais. En arrivant en classe préparatoire, je souhaitais d’abord relever ce qui était pour moi un défi : aller au bout des deux ans. J’avais peur d’entrer dans un milieu fait de concurrence et de jalousie comme on entend beaucoup dire des classes préparatoires. Je peux aujourd’hui affirmer que ce fut l’inverse, et que la solidarité et la bonne ambiance de la classe ont été pour beaucoup dans mon maintien au sein de celle-ci. L’état d’esprit des professeurs comme des élèves est extrêmement déterminant pour les résultats obtenus à la fin des deux ans.

Mathilde : La première année n’a pas toujours été facile, car c’est assez différent du lycée. Il m’a fallu un peu de temps pour m’adapter et de comprendre comment il fallait travailler en prépa. Les colles aussi sont très stressantes. La deuxième année est plutôt difficile en termes de charge de travail mais c’est au final celle que j’ai préféré car on se voit progresser.

3/ Avec le recul, quel bilan tires-tu de ces années ?

Agathe : Je ne regrette pas du tout d’avoir fait cette prépa, au contraire car c’est très formateur autant sur le plan scolaire que personnel. J’en garde de bons souvenirs Ces deux années ont été très enrichissantEs et ça a été l’occasion de repousser mes limites (notamment à l’oral).  Le bon état d’esprit et l’ambiance de la classe ont largement contribué aux réussites de chacun. Je retiens qu’il ne faut pas se laisser décourager par le moindre échec car la classe préparatoire demande un certain temps d’adaptation par rapport au lycée qui n’est pas toujours évident. Au final, c’est surtout en deuxième année où l’on réalise tous les progrès que l’on a fait.

Enael : Je ne regrette pas ma classe préparatoire. Au delà des connaissances théoriques solides, on y apprend l’humilité et la persévérance. La vie n’y est pas toujours facile mais il y a toujours moyen de relativiser. Et la classe prépa m’a permis d’accéder à l’école que je voulais, Sciences Po Rennes, via le concours commun de deuxième année. J’ai fait mon choix d’orientation et je l’ai obtenu grâce à du travail personnel bien sûr, mais aussi beaucoup grâce à de l’entraînement en groupe et aux conseils des anciens élèves passés par la prépa.

Mathilde : Je suis très contente d’avoir fait cette prépa. J’ai beaucoup appris pendant ces deux années et je pense que cela me servira longtemps.

4/ En quoi tes années de classes préparatoires t’aident dans ton parcours universitaire aujourd’hui ?

Agathe : J’ai intégrée Sciences Po Rennes en deuxième année grâce à un oral de motivation. La classe préparatoire m’a justement permise d’être prête le jour j. La méthodologie et la capacité de travail acquises pendant la classe prépa me servent aujourd’hui, à l’oral comme à l’écrit.

Enael : J’ai pu y acquérir de solides connaissances, et surtout de la méthodologie. On critique souvent les classes préparatoires pour leur « formatage » des élèves, mais la rigueur exigée en prépa peut s’avérer essentielle dans le parcours professionnel. À nous ensuite de garder l’esprit critique…  La classe prépa aide aussi à se dépasser et permet d’apprendre sur soi-même. Le rythme, les modes de travail y sont totalement différents du lycée et on ne peut pas vraiment savoir à l’avance comment cette expérience sera vécue.

Mathilde : À ma grande surprise, j’ai été admissible à l’ENS ce qui m’a permis par la suite d’intégrer Sciences po via là convention master. La prépa ouvre vraiment beaucoup de portes pour la suite. Elle me sert encore aujourd’hui au niveau de la méthodologie pour rédiger des dissertations par exemple ou encore pour construire des plans plus facilement.

5/ A qui conseillerais-tu cette classe préparatoire ?

Agathe : Je conseillerais la classe préparatoire aux élèves curieux et motivés mais qui n’ont pas forcément de de projet professionnel précis. La classe préparatoire ne ferme pas de portes et permet d’envisager des formations auxquelles on n’avait pas pensé au départ.

Enael : À tout élève qui s’intéresse aux matières qui y sont enseignées et aux débouchés qu’elle propose. Ce type d’études peut faire peur au premier abord. Il nécessite de faire partie des bons élèves au lycée, mais ceux qui y entrent ne sont ni surdoués, ni capables de travailler 15h par jour ! Il ne faut pas hésiter à tenter sa chance, d’autant plus que la particularité des prépas D1 réside dans leur partenariat avec l’université de droit, laissant ainsi une « porte de secours » en permettant de se réorienter vers la faculté sans perdre d’année d’études.

Mathilde : Je conseillerais cette classe préparatoire à tout élève qui a des doutes sur ce qu’il souhaite faire plus tard.

 

Mylène, étudiante au Magistère Juriste d’Affaires Européen de Nancy

Mylène, étudiante au Magistère Juriste d’Affaires Européen de Nancy

1/ Pourquoi avoir voulu rentrer en classe préparatoire D1 ?

J’ai voulu rentrer en classe préparatoire D1 car après maintes réflexions, c’est vers une formation juridique que je me suis orientée. De plus, je voulais poursuivre l’apprentissage des 2 langues (allemand et anglais), opportunité que ne laissait pas la faculté de droit. Enfin, je connaissais l’exigence d’une classe préparatoire et amorçait déjà à peaufiner mon employabilité.

2/ Comment as-tu vécu tes années de classes préparatoires ?

Si la première année a été difficile pour moi, notamment à cause de nouvelles exigences dont je ne soupçonnais pas l’existence, à force de travail, de volonté et de détermination j’ai su atteindre les objectifs qui étaient les miens. Ainsi la deuxième année fut mieux vécu puisque synonyme d’efforts et de progrès.

3/ Avec le recul, quel bilan tires-tu de ces années ?

Actuellement en 1ère année au Magistère Juriste d’Affaires Européen (MJAE) de Nancy et confrontée à un tout autre niveau d’exigence, je m’aperçois que la classe préparatoire est aussi dure intellectuellement que psychologiquement. Elle est synonyme d’endurance et de dépassement de soi constant. De ces 2 années, je retiendrai la détermination et les efforts fournis pour finir ce que j’avais commencé en entrant en 1ère année. Grâce à ces deux années, je sais que j’ai mûri, grandi et appris beaucoup sur moi mais aussi sur les autres.

4/ En quoi tes années de classes préparatoires t’aident dans ton parcours universitaire aujourd’hui ? 

Aujourd’hui, mes années de classe préparatoire me permettent de profiter de mon parcours universitaire. Je sais de quoi je suis capable, connais ma façon de travailler, il m’est donc plus simple d’appréhender un cours par exemple. Après une classe préparatoire, nous sommes plus performants, plus rapides car nous avons été formés pour. Il m’est donc plus simple de prendre les choses tranquillement sans être pour autant en retard. Je peux donc profiter pleinement des opportunités que laissent Nancy, et voir la vie du bon côté !

5/ A qui conseillerais-tu cette classe préparatoire ?

Je pense que la classe préparatoire D1 en ce qu’elle propose un double cursus classe préparatoire-faculté peut être conseillée à tous les élèves qui n’ont pas peur de la masse de travail et qui ont envie de se dépasser chaque jour. Il faut bien être au clair sur le fait que cette classe préparatoire est tout aussi exigeante qu’une autre et que la difficulté est réelle. Mais il faut aussi savoir que le sentiment de fierté à la fin des deux ans vaut tous les obstacles rencontrés. C’est en affrontant les obstacles tous les jours que l’on grandi et que l’on avance, c’est un peu comme une école de la vie. Ainsi toutes les personnes qui voudraient l’intégrer y sont conviées.

Thémis et Marie, étudiantes au magistère Journalisme et communication des organisations (JCO) d’Aix-en-Provence

Thémis et Marie, étudiantes au magistère Journalisme et communication des organisations (JCO) d’Aix-en-Provence

1/ Pourquoi avoir voulu rentrer en classe préparatoire D1 ?

Thémis :  J’ai voulu intégrer la classe préparatoire D1 parce que je n’étais absolument pas sûre de mon orientation. J’ai longtemps hésité entre une école d’architecture et une fac de droit. Davantage attirée par le droit, je ne voulais toutefois pas me fermer de portes. Lorsque j’ai entendu parler de cette classe préparatoire, j’ai pensé que la pluridisciplinarité et les nombreux concours à l’issue des deux ans étaient une bonne alternative. La charge de travail importante ne m’a pas rebuté, j’avais surtout envie de m’ouvrir le plus de portes possibles.

Marie : En terminale, je ne savais pas trop quelles études envisager pour la suite. Mon projet d’origine était d’intégrer la fac de droit mais mes professeurs m’encourageaient à faire une prépa. J’ai envisagé une classe prépa en économie, ayant beaucoup d’intérêt pour la matière. Finalement on m’a parlé de la CPGE ENS D1, qui m’est apparue comme une suite logique à mes études dans la mesure où elle permettait d’allier droit et économie, classe préparatoire et enseignement universitaire.

2/ Comment as-tu vécu tes années de classes préparatoires ?

Thémis : Ces deux années de classe préparatoire ont été parfois difficiles, parce que la charge de travail est conséquente. J’ai parfois eu l’impression d’être débordée et de ne plus avoir de vie à côté. En même temps, j’ai appris à me dépasser et je pense que c’est une très bonne chose.

Marie : Dans l’ensemble j’ai bien vécu ces deux années, principalement du fait de la cohésion de la classe, bien loin des stéréotypes que l’on m’avait présenté. J’ai néanmoins dû m’adapter en début de première année à un nouveau rythme et de nouvelles exigences. Le plus compliqué est d’accepter d’avoir des mauvaises notes, de ne pas réussir tout le temps.

3/ Avec le recul, quel bilan tires-tu de ces années ?

Thémis : Malgré le rythme incessant, je garde un bilan très positif de ces deux années. Le fait de passer l’essentiel de mon temps dans le cadre de la prépa m’a permis de faire des rencontres géniales. Il y avait une très bonne ambiance de classe et nous nous sommes soutenus. Le fait de travailler ensemble, de vivre les moments difficiles à plusieurs nous a permis de les surmonter et souvent d’en rire. Nous étions très soudés et rien que pour cette raison, je le referai sans hésitation.

Marie : Un bilan très positif. La classe préparatoire m’a permis d’acquérir une vraie capacité de travail pour répondre aux exigences élevées. Mais ce que je retiens spécifiquement c’est que travailler avec les autres donne des résultats bien meilleurs qu’en travaillant en concurrence avec les autres. Je garde un très bon souvenir de ma classe, j’ai fait de très belles rencontres.

4/ Que fais-tu maintenant ?

Thémis : Je suis aujourd’hui en magistère journalisme et communication à Aix en Provence. Cette formation qui allie cours à la fac et au magistère me permet d’étudier le journalisme et la communication ainsi que d’obtenir une licence 3 en droit et en administration publique. Si je suis entrée dans cette formation dans le but de poursuivre dans la communication, c’est aujourd’hui dans le journalisme que je souhaite continuer.

Marie : À l’issue de la prépa j’ai intégré le magistère de journalisme et communication des organisations à Aix-en-Provence. Il s’agit d’une triple formation en journalisme et communication mais aussi en sciences sociales (droit, économie, culture générale). Elle concilie les aspects théoriques avec un enseignement dans le cadre de la faculté de droit et les aspects pratiques avec des cours assurés par des professionnels. En y entrant j’étais très intéressée par la profession de journalisme, beaucoup moins par celle de communicante et je n’ai pas changé de point de vue.

5/ En quoi tes années de classes préparatoires t’aident dans ton parcours universitaire aujourd’hui ?

Thémis : Outre les rencontres et les bons moments passés avec la classe, la prépa m’a permis de progresser plus que dans toute ma scolarité. Sur le fond, j’ai l’impression d’avoir appris beaucoup de chose. Mais c’est surtout la méthodologie acquise qui m’aide aujourd’hui et m‘aidera encore longtemps. Peu importe le cursus que nous suivons par la suite, je pense que l’organisation, la capacité d’apprentissage sont un bagage précieux.

Marie : D’abord je pense que le bagage en méthodologie acquis est bénéfique quelle que soit la poursuite des études. Plus spécifiquement dans le cadre du magistère, avoir une base solide en droit et en économie est un plus. Les prépa D1 sont d’ailleurs un profil recherché par la magistère JCO. Enfin je ne suis pas dépaysée par un enseignement partagé entre la faculté de droit et le magistère, le système correspondant à celui de la D1.

6/ A qui conseillerais-tu cette classe préparatoire ?

Thémis : Bien que la classe préparatoire soit la voie classique pour ceux qui souhaitent intégrer l’ENS, je la conseillerais à ceux qui ne craignent pas une charge de travail importante et qui souhaitent s’ouvrir le plus de portes possibles. Par exemple, pour ceux qui sont attirés par le droit sans en être certains, je pense que c’est une très bonne alternative. De plus, je pense qu’il n’est pas nécessaire d’être une bête de travail au lycée, simplement un élève sérieux. Pour moi, le principal atout de cette formation est d’apprendre véritablement à savoir travailler, ce qui sert beaucoup par la suite.

Marie : Je conseillerais cette classe prépa à ceux qui sont indécis pour la poursuite de leurs études, mais qui ont un grand intérêt pour le droit. Il n’est pas nécessaire d’être le meilleur de sa classe, mais il faut quand même être prêt à appréhender une vraie charge de travail, et avoir une vraie curiosité.

 

 

 

Camille, étudiante en école de commerce à GEM et en licence 3 de droit à l’Université de Grenoble

Camille, étudiante en école de commerce à GEM et en licence 3 de droit à l’Université de Grenoble

1/ Pourquoi avoir voulu rentrer en classe préparatoire D1 ?

Je ne savais pas trop ce que je voulais faire, j’hésitais entre entrer à Sciences Po ou aller en fac de droit mais sans savoir vraiment si le droit me plairait. Du coup j’ai opté pour la formule qui me permettait de préparer le concours de Sciences Po tout en découvrant le droit.

2/ Comment as-tu vécu tes années de classes préparatoires ?

La 1ère année a été dure, j’ai voulu arrêter car je me suis rendu compte que je n’aimais pas le droit au point de vouloir en faire mon métier et que je ne voulais plus particulièrement rentrer à Sciences Po donc je ne voyais pas pourquoi continuer. Après avoir discuté avec les profs et surtout une 2A qui m’a présenté le concours Passerelle, je me suis intéressé à ce concours, aux débouchés et j’ai finalement décider de me tourner vers les écoles de commerce. La 2ème année a été plus dure car l’échéance du concours approche mais elle est passée plus vite car elle est plus courte et surtout on a un objectif, on sait pourquoi on travaille, ce qu’on veut et le fait d’avoir un objectif précis, un but aide à mieux vivre l’année.

3/ Avec le recul, quel bilan tires-tu de ces années ?

Mon bilan est assez positif. J’ai trouvé ma voie, j’ai eu mon concours donc même si je n’ai pas passé 2 années particulièrement folles, j’en suis contente car si je n’étais pas passé par cette étape, je ne serais pas à GEM aujourd’hui.

4/ En quoi tes années de classes préparatoires t’aident dans ton parcours universitaire aujourd’hui ?

Je suis définitivement plus à l’aise à l’oral et je continue de m’organiser de manière efficace. J’arrive à m’adapter facilement aux exigences des différents profs car la différence de méthodologie entre fac et prépa pendant les 2 ans nous prépare à nous adapter à différents environnements.

5/ Peux-tu nous en dire plus sur ta formation ? Comment tu l’as intégré ? Si tu t’épanouis ?

Je suis en 1ère année du Programme Grande École de Grenoble École de Management en double parcours, management (comme tout le monde) et droit (je prépare une L3). L’école a un partenariat avec l’université de Grenoble donc ce parcours est intéressant quand on sort d’une D1 et que l’on veut terminer notre licence, voire même continuer en master 1 ou 2.

J’ai intégré GEM par le concours passerelle. Ce n’est pas un concours compliqué en soi, il faut juste bien travailler les matières du concours et comprendre les exigences des correcteurs, très différentes de celles des correcteurs de l’ENS. Aujourd’hui j’adore ce que je fait et je ne regrette absolument pas mon choix, l’ambiance école (associative, liste…) est super et on ne s’ennuie jamais, il y a toujours quelque chose à faire. C’est très enrichissant et très intéressant.

6/ A qui conseillerais-tu cette classe préparatoire ?

À n’importe qui qui hésite dans ce qui veut faire plus tard, à tous ceux intéressés par le droit mais qui ne sont pas sûrs de savoir si cette matière va leur plaire. Cette prépa laisse de nombreux débouchés dans beaucoup de domaines, ce qui en fait son réel avantage.

Ambre, étudiante en double licence droit/science politique à l’université Lyon III Jean Moulin

Ambre, étudiante en double licence droit/science politique à l’université Lyon III Jean Moulin

1/ Pourquoi avoir voulu rentrer en classe préparatoire D1 ?

Après mon bac ES, je pensais intégrer une licence 1 de droit avec pour objectif de devenir juge. J’avais pourtant un peu d’appréhension puisque je n’avais jamais fait de droit. En faisant des recherches sur différentes formations post-bac, j’ai été séduite par ce que proposaient les prépas ENS D1. Le fait de valider nos deux premières années de licence de droit et en même temps garder un enseignement plus large (économie, culture générale, langues) me convenait. J’avais également en tête d’intégrer un IEP en fin de deuxième année.

2/ Comment as-tu vécu tes années de classes préparatoires ?  

Le début a été difficile, j’avais l’impression que le niveau était trop haut pour moi et le travail trop conséquent. Mais l’ambiance de classe et le soutien des professeurs m’ont motivé à poursuivre. J’ai également continué à pratiquer du sport en club (cela me prenait la moitié de mes week-end) ce qui m’a permis de décompresser pendant cette année. La deuxième année est passée très vite, le travail à fournir est important mais on avait pour habitude de travailler entre copines, c’était plus agréable.

4/ En quoi tes années de classes préparatoires t’aident dans ton parcours universitaire aujourd’hui ?

Ces années m’aident aujourd’hui à m’organiser pour travailler plus efficacement : j’ai appris que tout faire au dernier moment n’était pas une bonne méthode. Mais l’acquis le plus important reste pour moi l’entrainement à l’oral. Les étudiants de la fac ne sont pas habitués à passer un examen oral de 10 minutes avec seulement 10 ou 20 minutes de préparation. La pratique de l’oral pendant les 2 ans de prépa avec les khôlles permet de s’entrainer à transmettre ses idées dans un discours clair et à gérer son stress.

Ces années sont également très utiles pour l’entrée en master. Elles représentent un élément qui permet de se démarquer des élèves en parcours fac classique

5/ Peux-tu nous en dire plus sur ta formation ? Comment tu l’as intégré ? Si tu t’épanouis ?   

Après ces deux années de prépa, je souhaitais étudier d’avantage la science politique mais trouvais dommage de na pas valider ma licence de droit. L’Université Jean Moulin à Lyon 3 proposait une double licence droit/science politique à laquelle j’ai postulé lors des inscriptions en juillet. La sélection était sur dossier. La formation est assez sélective pour y rentrer en troisième année mais les années de prépa ont largement jouées en ma faveur.

Le programme se divise en deux : les matières de droit, plutôt droit public, et les matières de science politique (gestion de crises, polémologie, droit de la guerre et de la paix, sociologie des relations internationales, géopolitique etc.). Cette licence mène donc autant à des masters de droit que de science politique.

Les cours de science politique sont ceux que je préfère puisque l’on fait beaucoup de travaux de groupes qui nous permettent de travailler sur un sujet précis de manière approfondie (je travaille actuellement sur la gestion de la crise du 11 septembre 2001).

Cette double licence demande de travailler régulièrement mais laisse tout de même plus de temps libre que la prépa pour s’adonner à d’autres activités.

6/ A qui conseillerais-tu cette classe préparatoire ?

Je la conseillerais à tous les élèves intéressés par le droit mais voulant garder un enseignement pluridisciplinaire. Les débouchés de cette prépa sont vraiment variés !

J’ajouterais qu’il ne faut pas hésiter à postuler : tout bon élève peut réussir s’il est sérieux et motivé.

 

Témoignage de Karim, étudiant en double cursus à l’EDHEC/ Faculté Libre de Droit de Lille

Témoignage de Karim, étudiant en double cursus à l’EDHEC/ Faculté Libre de Droit de Lille

1/ Pourquoi avoir voulu rentrer en classe préparatoire D1 ?

Pendant la période de sélection des formations post-bac sur APB, on m’a parlé d’une classe préparatoire qui opérait un double cursus entre la Fac de droit et la classe prépa. Cette obtention de la L1 et de la L2 de droit m’a clairement incité à opter pour la classe préparatoire D1. Tout en étant encadré, on pouvait tout de même découvrir le monde universitaire. Par ailleurs, la multiplicité des débouchés offertes par cette prépa était fort attrayante.

2/ Comment as-tu vécu tes années de classes préparatoires ?

Cela n’a bien évidemment pas été simple. Un emploi du temps très chargé (entre fac et prépa), un travail à domicile conséquent et de longues heures passées dans les bibliothèques universitaires. Toutefois, étonnamment, j’ai dans l’ensemble plutôt bien vécu ces deux années de prépa. J’ai fait de très belles rencontres tant amoureuses qu’amicales et j’ai beaucoup appris (à tous points de vue). L’ambiance de classe était très bonne par ailleurs et les professeurs étaient généralement à l’écoute. Enfin, la vie étudiante reste agréable à vivre et pleine d’aventures.

3/ Avec le recul, quel bilan tires-tu de ces années ?

Je retire un bilan plutôt positif de ces années. J’ai beaucoup appris en termes de rigueur et de méthode, tant à la prépa qu’à la fac (sous différentes formes). Les exigences étaient différentes, ce qui constitue un réel avantage puisque nous nous sommes habitués à différentes formes d’environnement. J’ai par ailleurs développé une certaine autonomie ; bien qu’il me reste encore des efforts à faire au niveau de la cuisine.

4/ En quoi tes années de classes préparatoires t’aident dans ton parcours aujourd’hui ?

Actuellement en double cursus entre l’EDHEC Business School (programme grande école) et la Faculté Libre de Droit de Lille (filière « Business Law and Management), je considère que la prépa D1 prépare très bien à ce cursus (ce-dernier menant à un Master 2 en droit des affaires, et un LLM in Law and Tax Management).

Nous avons, en effet, une formation solide en droit et des connaissances théoriques importantes en économie avec dans nos bagages une pratique des langues tout au long des deux ans. Toutefois, le faible taux horaire dédié aux mathématiques en prépa constitue un léger handicap pour une poursuite d’étude en école de commerce. Cela m’a obligé à réaliser une remise à niveau en maths (remise à niveau intégrée au cursus sous forme de pré-rentrée).

5/ Comment es-tu rentré à l’EDHEC ? Est-ce la formation correspond à tes attentes ?  

Afin d’intégrer la filière dans laquelle je suis actuellement, j’ai dû envoyer un dossier qu’ils ont évalué. Ensuite, après avoir passé des écrits (commentaire d’arrêt en droit des obligations et QCM), j’ai passé 2 oraux (de motivation et de langue).

Cette filière correspond vraiment à mes attentes voir va même au-delà. L’aspect associatif permet de s’investir pleinement dans une cause qui nous tient à cœur. L’ambiance d’école est également agréable et les cours sont dans l’ensemble intéressants et plus pragmatiques qu’en classe préparatoire. On est amené à faire de nombreuses rencontres et à participer à de multiples activités, on n’a pas le temps de s’ennuyer. C’est une expérience assez enrichissante dans l’ensemble.

6/ A qui conseillerais-tu cette classe préparatoire ?

Je conseillerais cette prépa à tout élève ne sachant que faire de son avenir mais qui reste tout de même intéressé par le droit. La multiplicité des débouchés est réellement un plus dans cette formation (IAE, écoles de commerce, IEP, magistères etc.).

Pour ceux qui désirent passer l’École Normale Supérieure, ou avoir une grande carrière dans la haute administration publique ainsi que dans la magistrature, cette filière est également idéale. Il faut savoir néanmoins que le concours de l’École Normale Supérieure voie droit/économie/management est très sélectif (seulement 17 places pour des centaines de candidats).

 

Témoignage de Constance, étudiante en L3 à l’université de Nantes

Témoignage de Constance, étudiante en L3 à l’université de Nantes

1/ Pourquoi avoir voulu rentrer en classe préparatoire D1 ?

Arrivée en Terminale S, je voulais devenir journaliste, mais étant indécise sur mon parcours, j’ai eu connaissance de cette classe préparatoire grâce à ma professeure de philosophie. En effet, pour le journalisme, des professionnels m’avaient conseillé de commencer par un parcours de droit, avant d’intégrer Science Po. Après être allée aux portes ouvertes, cela m’a déterminé. Cette prépa représentait pour moi le parcours idéal, ouvrant plusieurs domaines, tels que le droit, l’économie, de la culture générale… Et surtout, j’espérais ainsi progresser grâce aux outils méthodologiques pour réussir les concours que je visais pour plus tard dans mon parcours. Ne connaissant pas encore le droit, je préférais m’investir dans un parcours qui m’offre une ouverture sur d’autres domaines. C’est je pense l’avantage indéniable d’une prépa D1.

2/ Comment as-tu vécu tes années de classe préparatoire ?

La première année a été difficile, il faut l’avouer. Ce n’est pas parce que tu es bon élève au lycée que tu peux être bon en prépa. C’est un travail tout à fait différent, et il m’a fallu du temps pour comprendre ce qui était attendu, et trouver mes méthodes de travail. La difficulté était aussi de jongler entre la prépa et le travail demandé à la fac pour les travaux dirigés, les galops d’essais et les partiels. Mais c’est le deal. Il faut accepter au début de ne pas y arriver pour apprendre de ses erreurs et progresser.

Malgré une première année difficile, je n’en ai retiré que du bon pour la deuxième. Et au cours de la première année, je me suis surtout rendue compte que le droit était un domaine fait pour moi, notamment grâce au concours de plaidoirie auquel j’ai participé à la fac. Cela peut paraître étonnant d’être en prépa et de trouver le temps de participer à un concours de plaidoirie, mais c’est une expérience qui m’a enrichi. J’ai d’ailleurs vu mon niveau à l’oral en khôlles augmenter, notamment parce que je prenais plus d’assurance.

La deuxième année a été une année riche à tous les points de vue. Si la première année, c’est la pose des fondements de l’édifice, la deuxième année constitue l’éclosion de ce qui est semé en première année. Mon intérêt pour le droit n’a fait que se confirmer. Et j’ai vu mon niveau augmenter de manière exponentielle, grâce au travail fourni depuis le départ. Il faut en effet savoir être patient au cours de ces deux années pour voir les fruits du travail investi. Là encore, j’ai renouvelé ma participation au concours de plaidoirie. Cela demande bien sûr du temps, mais cela ne m’a pas empêché d’aller en finale régionale, voire jusqu’aux nationales à Paris, tout en gérant à côté le travail de fac et de prépa, d’autant que l’échéance du concours approchait. Mais là encore, c’est une expérience qui a été largement encouragée par les profs, et grâce à laquelle je me suis aussi épanouie.

3/ Avec le recul, quel bilan tires-tu de ces années ?

Tout d’abord, malgré les embûches et les difficultés, ce sont deux années que je ne regrette pas, notamment parce qu’elles m’ont permis de savoir ce que je voulais vraiment pour mon projet professionnel. Même si, après réflexion, j’ai décidé de continuer en parcours fac, ce n’est pas par dépit, mais un vrai choix. J’ai en effet choisi de terminer ma troisième année de licence de droit à Nantes, dans la perspective déjà, d’être dans mon domaine de prédilection, et de préparer de futurs concours, à savoir l’ENM. C’est un choix tout à fait personnel, mais sans regret. Même si j’ai à un moment réfléchi aux débouchés que pouvaient offrir l’Ecole normale supérieure (ENS), ou éventuellement un magistère, j’ai eu peur de me spécialiser tout de suite. Ces deux années m’ont déjà amené à bifurquer dans mon projet professionnel, donc je préférais me donner encore une année de réflexion.

En plus de tout ce que la prépa peut apporter pour les projets professionnels, j’en tire aussi un enrichissement culturel sur de multiples aspects. En effet, en plus de nous permettre d’avoir des bases et un niveau solide en droit et en économie, nous avons eu la chance d’avoir des professeurs qui nous offrent d’autres ouvertures, par des conférences notamment, véritables opportunités de rencontrer certaines personnalités.

4/ En quoi tes années de classes préparatoires t’aident dans ton parcours universitaire aujourd’hui ?

Côtoyant tous les jours des étudiants qui n’ont pas eu l’opportunité de pouvoir faire ce parcours, je me rends compte à quel point la prépa est une force pour la suite. Je l’ai constaté d’abord dans le travail quotidien de fac. Nous sommes habitués avec la prépa à un haut niveau d’approfondissement, ce qui n’est pas donné à tous les étudiants, et c’est un avantage indéniable pour faire un parcours d’excellence. Grâce à la prépa, les principaux outils méthodologiques sont pour la plupart acquis, et cela aussi, c’est un sacré avantage. Je pense notamment à la méthode de dissertation, qui n’a plus beaucoup de secret pour nous au bout de deux ans de pratique intensive, entre les khôlles et les devoirs surveillés. Grâce aux khôlles, l’oral n’est également plus un exercice étranger. Ce qui est sûr, c’est que j’ai gardé une habitude de rythme de travail assez intensif, nécessaire, contrairement à ce que l’on pourrait croire, pour réussir une troisième année de licence. La prépa m’a offert un précieux bagage qui m’accompagne dans mon parcours, tant dans le fond que dans les méthodes de travail.

5/ A qui conseillerais-tu cette classe préparatoire ?

Je conseillerais une classe de prépa D1 tout d’abord à tout bachelier intéressé par le droit et l’économie, domaines d’étude intensifs au cours de ces deux ans. C’est pourquoi il est important d’y porter intérêt, notamment le droit. Mais pour pouvoir apprécier la prépa, je dirais aussi qu’il faut avoir une « soif d’apprendre » et de la motivation pour le travail. Car, ce sont, à mon sens, ces deux éléments liés qui permettent de profiter à fond de ce parcours, loin d’être une sinécure, on ne va pas se le cacher. Tout élève motivé, bon travailleur, intéressé par les domaines abordés, et ayant aussi un esprit d’ouverture, peut tout à fait réussir pleinement à sa mesure ce parcours unique, offrant de nombreux débouchés pour la suite.

Témoignage de Barbara, étudiante à l’université Paris-Dauphine en sciences sociales

Témoignage de Barbara, étudiante à l’université Paris-Dauphine en sciences sociales

1/ Pourquoi avoir voulu rentrer en classe préparatoire D1 ?

J’ai longtemps hésité avant de demander une classe préparatoire D1. Je me dirigeais plutôt vers l’université (droit, lettres modernes, philosophie etc.). Le problème était que je ne savais pas vraiment quoi faire. Je savais seulement que je voulais faire des études non-professionnalisantes et apprendre des choses sans objectif professionnel de long terme. Je me suis rendue compte par la suite que la classe prépa pouvait être un moyen de maintenir une pluridisciplinarité tout en suivant un enseignement riche et exigeant. Elle me permettrait aussi de présenter les concours pour entrer dans les IEP. J’ai hésité entre la classe prépa AL [hypokhâgne, littéraire] et la D1. Finalement, je me suis décidée un peu au dernier moment en faveur de la D1. Je ne saurais pas vraiment dire pourquoi.

2/ Comment as-tu vécu tes années de classes préparatoires ?

Je dirais que mes deux années se sont plutôt bien passées. Je me suis sentie à l’aise avec tous les enseignements la première année. L’ambiance de classe m’a aidé à m’accrocher et à prendre de la distance face aux exigences de cette formation. La première année a été très longue. La deuxième a été plus courte mais beaucoup plus difficile et intense. Ma principale difficulté a été de faire du droit. Les exigences de la prépa étaient telles que je n’ai pas réussi à apprécier cette matière à sa juste valeur… Ce qui personnellement m’a aidé à bien-vivre ces deux années, c’est ma capacité à m’impliquer dans mon travail tout en prenant du recul et de la distance par rapport à la pression et aux attentes des professeurs. Il faut réussir à ne rien prendre pour soi, se dire que si on est en difficulté sur un exercice, c’est normal. Il faut savoir aussi que nous sommes jugés sur notre travail et selon des critères très particuliers donc il ne faut pas conclure d’une mauvaise ou bonne note « je suis nul » ou « je suis fort ».

3/ En quoi tes années de classes préparatoires t’aident dans ton parcours universitaire aujourd’hui ? 

Elles m’aident aujourd’hui surtout au niveau de la méthode. Je sais maintenant faire des plans en 10 minutes ! Elles m’ont aussi appris à travailler efficacement et de manière approfondie. J’arrive aussi mieux à tenir un discours oral argumenté et clair.

4/ A qui conseillerais-tu cette classe préparatoire ?

A qui veut ! Il ne faut pas se censurer ! Il faut s’attendre à beaucoup travailler, à apprendre énormément de choses, à bosser avec les autres.

5/ Que fais-tu maintenant ? Et pourquoi ?

Je suis à l’Université Paris Dauphine et je fais de la sociologie. Plus précisément, je suis en licence de Sciences Sociales. J’ai complètement changé d’orientation. J’ai obtenu une sorte d’équivalence, j’ai donc pu aller directement en licence 3. La sociologie m’est apparue comme une évidence pendant ma prépa. Mais le droit et l’économie me servent beaucoup actuellement, notamment dans mes cours de sociologie du droit et de sociologie économique ! Le droit, l’économie et la sociologie sont des enseignements très complémentaires.

Témoignage de Renaud, actuellement étudiant au MDAE, Paris

Témoignage de Renaud, actuellement étudiant au MDAE, Paris

1/ Pourquoi avoir voulu rentrer en classe préparatoire D1 ?

Pour ma part intégrer une CPGE ENS D1 a plus ou moins été le fruit du hasard. J’ai tout d’abord effectué un première S, mais n’aimant pas réellement les mathématiques, j’ai bifurqué vers une terminale ES. Je ne savais pas vraiment quelle carrière je voulais embrasser. Ce que je savais c’est que j’avais un intérêt pour les domaines du droit ou du commerce. Toutefois, faire une école de commerce post-bac ne m’intéressait pas (je ne voulais pas payer cher pour un diplôme peu reconnu) ; et je m’étais promis de ne jamais faire de classe préparatoire aimant par nature minimiser mes efforts au travail.

Sur APB je m’étais donc inscrit sans trop de conviction à la faculté de droit de Nantes. Néanmoins ayant bien préparé mon bac ES, j’ai obtenu une bonne moyenne qui m’a permis de bénéficier du dispositif « meilleurs bacheliers » (permettant au 10% des meilleurs résultats de chaque filière par établissement d’être prioritaire dans des formations de l’enseignement supérieure). C’est donc l’académie qui m’a appelé pour me proposer cette formation sélective. Ne connaissant pas vraiment ce qu’était la prépa D1 ENS Cachan ni ses débouchés, la conjonction d’enseignements juridiques et économiques sans abandonner un complément linguistique m’a tout de suite attiré. J’ai donc accepté une semaine avant la rentrée scolaire d’intégrer la CPGE ENS D1.

2/ Comment as-tu vécu tes années de classe préparatoire ? 

On ne va pas se mentir ça n’a pas toujours été facile. La charge de travail est intensive, ce qui réduit la possibilité de sortie ou d’activités extra-scolaires. Toutefois dans ma classe prépa, nous avions une super ambiance nous permettant de passer de bons moments ensemble et de travailler sans se concurrencer (cette ambiance a d’ailleurs été payante sur nos résultats finaux à tous).

Je pense qu’il a fallu quelques mois pour trouver cette ambiance studieuse mais amicale et prendre un rythme équilibrant travail/sport/sorties.

3/ Avec le recul, quel bilan tires-tu de ces années ? 

Malgré m’être pas mal plaint durant la préparation des khôlles hebdomadaires (oraux) ou des partiels de l’université, la prépa m’a donné une capacité de travail et d’apprentissage que je ne me serais jamais donné la peine d’acquérir si j’avais été livré à moi-même à la fac. L’encadrement par les professeurs et le studieux des autres élèves m’ont permis d’être cadré et d’apprendre beaucoup de choses.

4/ En quoi tes années de classe préparatoire t’aident dans ton parcours universitaire aujourd’hui ? 

Pour ma part j’étais un peu perdu quand à mon orientation professionnelle. J’ai préparé mais sans trop de volonté le concours de l’ENS que je n’ai pas eu (nous étions obligés de le passer). Toutefois, ma prépa présentait l’avantage de ne pas offrir comme seul débouché l’ENS qui est très sélective (17 places) et spécialisée (spécialisation en droit européen et à terme, l’enseignement et/ou la recherche).

Après avoir déposé mes dossiers et passé l’oral, j’ai eu la chance d’être admis au Magistère de Droit des Activités Économiques de l’université Paris I (Panthéon-Sorbonne). C’est une formation sélective (28 places) en droit des affaires tant public que privé. Il est clair que sans la classe préparatoire, je n’aurais jamais été sélectionné car celle-ci confère une nette plus-value comparée aux étudiants des facultés. C’est un gage de sérieux indéniable. La capacité de travail acquise en prépa m’est précieuse car cette formation offre le même rythme de travail… mais ça c’est une autre histoire.

5/ A qui conseillerais-tu cette classe préparatoire ?

Je conseillerais cette classe préparatoire à tous les bons élèves qui, même s’ils demeurent indécis, souhaitent faire du droit et de l’économie. Cette formation offre un bon compromis et son exigence est reconnue. Finalement, ces deux années sont passées plutôt vites et n’importe qui avec de la volonté et de l’implication peut s’en sortir (certes aux dépens parfois de sa vie sociale mais à terme le jeu en vaut la chandelle).

Un dernier conseil, même si l’ENS ne vous parle pas, renseignez-vous sur les multiples débouchés possibles (IEP, Écoles de commerces, Magistères, fac etc.) et sachez que dans tous les cas vous validerez (normalement) une licence 2 de droit, avec la possibilité sous certaines conditions d’obtenir une équivalence en économie.

 

Débouchés des prépas D1 (promotions 2014 – 2016)

Débouchés des prépas D1 (promotions 2014 – 2016)

Vous trouverez ci-dessous les débouchés relatifs aux promotions 2014-2016 des différentes prépas D1. Les informations proviennent à la fois de sondages réalisés auprès des étudiants mais aussi des professeurs qui ont répondu à nos sollicitations.

D1 Lycée Turgot (Paris)

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D1 Lycée Carcouët (Nantes)

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D1 Lycée Gustave Eiffel (Bordeaux)

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D1 Lycée Jean Mermoz (Montpellier)

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D1 Lycée René Cassin (Strasbourg)

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D1 Lycée Jean Perrin (Marseille)

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D1 ENC Bessières (Paris)

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 D1 Lycée Juliette Récamier (Lyon)

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D1 Lycée Gustave Eiffel (Dijon)

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D1 Lycée Ozenne (Toulouse)

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NB : S’il s’avèrait que des informations soient lacunaires ou absentes, merci de nous prévenir afin d’opérer la modification.