Camille, étudiante au Magistère génie économique de Strasbourg

Camille, étudiante au Magistère génie économique de Strasbourg

1/ Pourquoi avoir voulu rentrer en classe préparatoire D1 ?

En terminale, je ne savais pas vraiment vers quelle formation m’orienter. J’étais sûre de vouloir continuer l’économie mais je n’étais pas attirée par une ECE car je ne voulais pas faire une école de commerce. C’est la conseillère d’orientation de mon lycée qui m’a présentée les CPGE ENS D1 et D2. La CPGE D1 m’a tout de suite attirée car elle me semblait un bon compromis entre l’économie, le droit que je voulais découvrir et d’autres matières comme la culture générale et les langues. Le fait de pouvoir également valider les deux premières années de droit constituait aussi pour moi une certaine sécurité tout en ayant encore deux ans pour réfléchir à mon projet.

2/ Comment as-tu vécu tes années de classe préparatoire ?

Il faut avouer que le début a été assez difficile puisqu’on doit faire face à des échecs auxquels on avait pas forcément l’habitude au lycée et surtout des exigences beaucoup plus élevées. La charge de travail était assez importante donc j’ai parfois eu l’impression de mettre ma vie entre parenthèses pendant ces deux années. Il m’a fallu également du temps pour m’adapter et pour trouver ma méthode de travail. La deuxième année est difficile puisqu’il y a la pression des concours, mais c’est celle que j’ai préférée. On voit vraiment que le travail paye et on prend conscience des progrès qu’on a fait pendant ces deux ans.

3/ Avec le recul, quel bilan tires-tu de ces deux années ?

C’est un bilan très positif. La prépa c’est de véritables apports tant au niveau des connaissances que de la méthodologie. On acquiert également une capacité de travail importante. Je pense que la prépa et surtout les colles cela m’ont permis progresser à l’oral et aussi de prendre confiance en moi. Si le bilan est aussi positif c’est surtout en grande partie grâce aux personnes que j’ai pu rencontrer grâce à cela. Si il y avait un mot à retenir et contrairement aux idées reçues sur la prépa ce ne serait pas concurrence entre élèves mais solidarité (et amitiés).

4/ Que fais-tu maintenant ?

Je suis aujourd’hui en Magistère génie économique à Strasbourg. La totalité de mes cours sont donc des cours d’économie. Il faut donc savoir que même après une prépa D1 il est possible de s’orienter vers un magistère d’économie, mais il faut avoir conscience qu’il sera nécessaire de travailler un peu les mathématiques. En parallèle j’ai décidé de passer ma troisième année de licence 3 de droit par correspondance à la Sorbonne afin de valider ma licence entièrement.

5/ En quoi tes années de classe préparatoire t’aident dans ton parcours aujourd’hui ?

Premièrement sans avoir fait de classe préparatoire je n’aurais pas forcément pu accéder à ma formation aujourd’hui puisque les magistères sont des formations sélectives. La prépa nous a permis également de développer une capacité de travail importante ce qui me permet aujourd’hui de pouvoir suivre mes deux formations mais également d’avoir encore assez de temps libre. Peu importe la poursuite d’études, je pense que les connaissances et les outils méthodologiques que nous avons développés nous servirons toujours.

6/ A qui conseillerais-tu cette classe préparatoire ?

Je la conseillerais à toute personne qui s’intéresse à l’économie mais qui voudrait aussi découvrir le droit.  Il faut quand même être motivé et prêt à fournir une charge importante de travail. Même sans avoir de projets professionnels précis, je pense que cette classe préparatoire ouvre des débouchés assez variées et c’est aussi l’occasion de découvrir de nouvelles formations.

Je rajouterais aussi qu’il ne faut surtout pas s’auto-limiter et ne pas hésiter à candidater car il n’y a pas que des génies en classe prépa, il ne faut pas avoir peur de tenter sa chance, c’est vraiment ouvert à toute personne motivée et curieuse.