Louise et Romane, étudiantes au CELSA Paris-Sorbonne

Louise et Romane, étudiantes au CELSA Paris-Sorbonne

1/ Pourquoi avoir voulu rentrer en classe préparatoire D1 ?

Louise : Arrivée en Terminale, j’étais une bonne élève mais je n’avais pas d’idée précise de ce que je voulais faire en post bac. Je savais que je voulais conserver l’économie qui m’avait beaucoup plu au lycée, et le droit semblait me convenir car c’est une matière littéraire et concrète.

Romane : En terminale ES je ne savais pas vers quel domaine me tourner. Stimulée par les enjeux de la société contemporaine j’ai opté pour une orientation en classe préparatoire afin de gagner en connaissances et méthodologie. Toutefois le doute subsistait toujours : lettres modernes ou D1 ?  Effrayée par le latin et la philosophie, et dotée d’une personnalité plutôt pragmatique j’ai finalement assez rapidement tranché pour la D1. Son socle pluridisciplinaire composé de sciences humaines  et l’alternance entre un enseignement en classe préparatoire et universitaire m’ont particulièrement attirée.

2/ Comment as-tu vécu tes années de classes préparatoires ?

Louise : C’était effrayant mais aussi impressionnant d’avoir accès à autant de savoirs et d’information. J’ai eu l’impression que l’on m’offrait absolument toutes les clefs de compréhension sur chaque sujet abordé. Forcément, derrière il fallait fournir une dose importante de travail. Cependant j’ai réussi à garder cet équilibre entre ma vie sociale à l’extérieur de la prépa à et les cours. Je pense que cela dépend des gens, mais le temps que je « perdais » à voir des amis ou sortir, je le récupérais en efficacité au moment de travailler. Pour les matières étudiées, j’avoue que le droit m’a beaucoup moins plu que l’économie, les derniers mois ont donc été difficile là dessus.

Romane : Ce fut douloureux (surtout la première année), pas toujours drôle mais extrêmement enrichissant tant d’un point de vue intellectuel que personnel. Pour ma part, j’ai mis un certain temps à m’organiser entre le rythme de la prépa et celui de la fac et à répondre au degré d’exigence en termes de méthodes et de connaissances. Ces deux années ont été un véritable défi personnel !

3/ Avec le recul, quel bilan tires-tu de ces années ?

Louise : Je n’ai plus aucun doute sur ma capacité à travailler. J’ai souvent repoussé mes limites durant ces années en ce qui concerne mon aptitude à me concentrer longuement sur un sujet complexe. C’était éprouvant, mais aujourd’hui j’ai confiance en moi, je prends les choses une par une et je m’en sors.

Romane : Avec du recul je ne regrette absolument pas mon passage en classe préparatoire ! J’y ai appris énormément de choses, tant sur les aspects juridiques et économiques que sur la méthode. Il m’a aussi permis de mieux me connaître et de me surpasser. Et puis ces deux ans de prépa s’ils ont été aussi beaux c’est surtout grâce à l’ambiance que nous avions dans notre promo. Un esprit solidaire teinté de notes d’humour même dans les circonstances les plus horribles. Car si en prépa tu douilles, tu peux aussi y rencontrer de véritables amis.

4/ Que fais-tu maintenant ?

Louise : Je suis en L3 au Celsa en parcours Marque (Marketing, Publicité, Communication). Le CELSA est une école de communication publique qui fait partie de la Sorbonne. A partir de bac +2, on peut passer le concours selon le parcours que l’on a choisi, ensuite on y reste jusqu’au Master 2. Le CELSA est une école prestigieuse, et dès la L3 nous devons réaliser un stage de 4 mois. C’est cet aspect très professionnalisant dans un cadre toujours universitaire qui m’a aussi plu. J’y suis très heureuse, nous sommes tous bien investis dans des associations et l’équipe pédagogique nous soutien et nous accompagne réellement.

Romane : Je suis actuellement au CELSA, École des Hautes Études de l’Information et de la Communication rattachée à la Sorbonne. Je suis entrée au sein de cette école par le biais du parcours Management et Organisation, qui me permet d’appréhender les sciences de l’info-comm et les ressources humaines. Cette école m’a attirée par la nature de sa formation qui est à la fois théorique et pratique puisque dès la L3 nous avons à effectuer un stage d’au moins 3 mois. Titulaire d’une licence d’info-comm à la sortie de la L3, je peux par la suite m’engager sur un master Ressources Humaines ou Conseil.

5/ En quoi tes années de classes préparatoires t’aident dans ton parcours universitaire aujourd’hui ?

Louise : Mes professeurs étaient très sceptiques à l’idée que je passe le concours du CELSA, car il était à première vue peu en lien avec la prépa. Ce n’était pas le cas, le CELSA dispense de nombreux cours d’économie et mes années de prépa m’ont donné un avantage par rapport à d’autres plus littéraires qui n’en avaient pas fait depuis la seconde. Je connais les enjeux juridiques et économiques d’une entreprise ce qui fait partie intégrante d’une stratégie de communication. De plus, bien communiquer est une affaire de culture générale, que j’ai indéniablement développée durant ces années.

Romane : Le passage en classe préparatoire reste extrêmement formateur (et non formaté comme pourrai le penser certains). Il nous permet d’acquérir des réflexes méthodologiques, une forme de curiosité et un esprit critique et analytique sur les enjeux du monde contemporain dans lequel nous vivons.

6/ A qui conseillerais-tu cette classe préparatoire ?

Louise : A ceux qui sont motivés pour passer l’ENS, c’est évident. Mais aussi à ceux qui ne savent pas exactement quelles études faire et qui souhaitent se laisser le choix de passer des concours dans des domaines économiques et juridiques.

Romane : Si tu es un peu paumé(e) dans ton orientation, que tu es sérieux(se), un minimum organisé(e) et que tu portes un certain intérêt à l’économie et au droit alors cette classe préparatoire peut être une très bonne étape dans ta construction universitaire et personnelle. Toutefois avant d’y postuler il est important de prendre conscience de la charge de travail et de l’impact que peut avoir le rythme et l’intensité d’une classe préparatoire sur ton quotidien.