Témoignage d’Adrien Belal-Cordebar, ENC Bessières, étudiant à Paris X

Témoignage d’Adrien Belal-Cordebar, ENC Bessières, étudiant à Paris X

Actuellement en troisième année de droit à Paris Ouest Nanterre la Défense (Paris X) j’ai fait mes deux ans de prépa à l’ENC Bessières. J’ai eu la chance d’être admissible mais les oraux ne m’auront pas porté vers l’admission.

La prépa D1 a été très enrichissante pour moi et ce à bien des égards.

Le cursus m’a en effet donné le goût pour la doctrine juridique. A la faculté elle est bien souvent délaissée, du moins lors des premières années de droit, pour un enseignement plus littéral (en ce sens où l’étude des textes et de la jurisprudence prime en général sur la réflexion quant à la nature, la portée ou encore les lacunes du droit en vigueur). Mes professeurs à Bessières évoquaient un « enseignement du droit par le haut » et j’ai aujourd’hui compris où ils voulaient en venir.

Sur le plan méthodologique la prépa m’a permis de bien savoir aborder des manuels de droit. Le fichage de ces derniers n’étant pas imposé à la Fac rares sont les étudiants qui s’adonnent à cette tâche fastidieuse. S’il ne s’agit pas de blâmer la faculté pour ça (les cours magistraux suffisent amplement dans les premières années) il convient de vanter les mérites de la prépa sur ce point. On apprend ainsi à être synthétique et curieux. Aujourd’hui j’ai d’ailleurs tendance à consulter beaucoup de manuels à la bibliothèque universitaire pour approfondir mes cours. 

Enfin la prépa m’a énormément familiarisé avec l’exercice de la dissertation et m’a offert un éveil intellectuel dépassant le simple champ juridique avec les cours d’économie – qui me manquent énormément d’ailleurs – la culture générale et la poursuite de l’étude de l’anglais.

Pour terminer je voudrais souligner l’importance des khôlles. En l’espace de deux ans j’ai passé tellement d’oraux que lors de mes partiels à la faculté en L3 je n’ai eu aucun mal à développer et organiser mon propos. Je suis d’ailleurs aujourd’hui encore surpris de cette faculté que mes camarades de prépa qui m’ont suivi à la fac et moi avons à trouver un plan très rapidement.

L’aisance à l’oral est un atout incontestable pour la poursuite de mes études et mon entrée sur le marché du travail et c’est une des raisons pour laquelle je me réjouis encore d’avoir opté pour la prépa après mon BAC.

Adrien Belal-Cordebar