Témoignage de Barbara, étudiante à l’université Paris-Dauphine en sciences sociales

Témoignage de Barbara, étudiante à l’université Paris-Dauphine en sciences sociales

1/ Pourquoi avoir voulu rentrer en classe préparatoire D1 ?

J’ai longtemps hésité avant de demander une classe préparatoire D1. Je me dirigeais plutôt vers l’université (droit, lettres modernes, philosophie etc.). Le problème était que je ne savais pas vraiment quoi faire. Je savais seulement que je voulais faire des études non-professionnalisantes et apprendre des choses sans objectif professionnel de long terme. Je me suis rendue compte par la suite que la classe prépa pouvait être un moyen de maintenir une pluridisciplinarité tout en suivant un enseignement riche et exigeant. Elle me permettrait aussi de présenter les concours pour entrer dans les IEP. J’ai hésité entre la classe prépa AL [hypokhâgne, littéraire] et la D1. Finalement, je me suis décidée un peu au dernier moment en faveur de la D1. Je ne saurais pas vraiment dire pourquoi.

2/ Comment as-tu vécu tes années de classes préparatoires ?

Je dirais que mes deux années se sont plutôt bien passées. Je me suis sentie à l’aise avec tous les enseignements la première année. L’ambiance de classe m’a aidé à m’accrocher et à prendre de la distance face aux exigences de cette formation. La première année a été très longue. La deuxième a été plus courte mais beaucoup plus difficile et intense. Ma principale difficulté a été de faire du droit. Les exigences de la prépa étaient telles que je n’ai pas réussi à apprécier cette matière à sa juste valeur… Ce qui personnellement m’a aidé à bien-vivre ces deux années, c’est ma capacité à m’impliquer dans mon travail tout en prenant du recul et de la distance par rapport à la pression et aux attentes des professeurs. Il faut réussir à ne rien prendre pour soi, se dire que si on est en difficulté sur un exercice, c’est normal. Il faut savoir aussi que nous sommes jugés sur notre travail et selon des critères très particuliers donc il ne faut pas conclure d’une mauvaise ou bonne note « je suis nul » ou « je suis fort ».

3/ En quoi tes années de classes préparatoires t’aident dans ton parcours universitaire aujourd’hui ? 

Elles m’aident aujourd’hui surtout au niveau de la méthode. Je sais maintenant faire des plans en 10 minutes ! Elles m’ont aussi appris à travailler efficacement et de manière approfondie. J’arrive aussi mieux à tenir un discours oral argumenté et clair.

4/ A qui conseillerais-tu cette classe préparatoire ?

A qui veut ! Il ne faut pas se censurer ! Il faut s’attendre à beaucoup travailler, à apprendre énormément de choses, à bosser avec les autres.

5/ Que fais-tu maintenant ? Et pourquoi ?

Je suis à l’Université Paris Dauphine et je fais de la sociologie. Plus précisément, je suis en licence de Sciences Sociales. J’ai complètement changé d’orientation. J’ai obtenu une sorte d’équivalence, j’ai donc pu aller directement en licence 3. La sociologie m’est apparue comme une évidence pendant ma prépa. Mais le droit et l’économie me servent beaucoup actuellement, notamment dans mes cours de sociologie du droit et de sociologie économique ! Le droit, l’économie et la sociologie sont des enseignements très complémentaires.