Témoignage de Karim, étudiant en double cursus à l’EDHEC/ Faculté Libre de Droit de Lille

Témoignage de Karim, étudiant en double cursus à l’EDHEC/ Faculté Libre de Droit de Lille

1/ Pourquoi avoir voulu rentrer en classe préparatoire D1 ?

Pendant la période de sélection des formations post-bac sur APB, on m’a parlé d’une classe préparatoire qui opérait un double cursus entre la Fac de droit et la classe prépa. Cette obtention de la L1 et de la L2 de droit m’a clairement incité à opter pour la classe préparatoire D1. Tout en étant encadré, on pouvait tout de même découvrir le monde universitaire. Par ailleurs, la multiplicité des débouchés offertes par cette prépa était fort attrayante.

2/ Comment as-tu vécu tes années de classes préparatoires ?

Cela n’a bien évidemment pas été simple. Un emploi du temps très chargé (entre fac et prépa), un travail à domicile conséquent et de longues heures passées dans les bibliothèques universitaires. Toutefois, étonnamment, j’ai dans l’ensemble plutôt bien vécu ces deux années de prépa. J’ai fait de très belles rencontres tant amoureuses qu’amicales et j’ai beaucoup appris (à tous points de vue). L’ambiance de classe était très bonne par ailleurs et les professeurs étaient généralement à l’écoute. Enfin, la vie étudiante reste agréable à vivre et pleine d’aventures.

3/ Avec le recul, quel bilan tires-tu de ces années ?

Je retire un bilan plutôt positif de ces années. J’ai beaucoup appris en termes de rigueur et de méthode, tant à la prépa qu’à la fac (sous différentes formes). Les exigences étaient différentes, ce qui constitue un réel avantage puisque nous nous sommes habitués à différentes formes d’environnement. J’ai par ailleurs développé une certaine autonomie ; bien qu’il me reste encore des efforts à faire au niveau de la cuisine.

4/ En quoi tes années de classes préparatoires t’aident dans ton parcours aujourd’hui ?

Actuellement en double cursus entre l’EDHEC Business School (programme grande école) et la Faculté Libre de Droit de Lille (filière « Business Law and Management), je considère que la prépa D1 prépare très bien à ce cursus (ce-dernier menant à un Master 2 en droit des affaires, et un LLM in Law and Tax Management).

Nous avons, en effet, une formation solide en droit et des connaissances théoriques importantes en économie avec dans nos bagages une pratique des langues tout au long des deux ans. Toutefois, le faible taux horaire dédié aux mathématiques en prépa constitue un léger handicap pour une poursuite d’étude en école de commerce. Cela m’a obligé à réaliser une remise à niveau en maths (remise à niveau intégrée au cursus sous forme de pré-rentrée).

5/ Comment es-tu rentré à l’EDHEC ? Est-ce la formation correspond à tes attentes ?  

Afin d’intégrer la filière dans laquelle je suis actuellement, j’ai dû envoyer un dossier qu’ils ont évalué. Ensuite, après avoir passé des écrits (commentaire d’arrêt en droit des obligations et QCM), j’ai passé 2 oraux (de motivation et de langue).

Cette filière correspond vraiment à mes attentes voir va même au-delà. L’aspect associatif permet de s’investir pleinement dans une cause qui nous tient à cœur. L’ambiance d’école est également agréable et les cours sont dans l’ensemble intéressants et plus pragmatiques qu’en classe préparatoire. On est amené à faire de nombreuses rencontres et à participer à de multiples activités, on n’a pas le temps de s’ennuyer. C’est une expérience assez enrichissante dans l’ensemble.

6/ A qui conseillerais-tu cette classe préparatoire ?

Je conseillerais cette prépa à tout élève ne sachant que faire de son avenir mais qui reste tout de même intéressé par le droit. La multiplicité des débouchés est réellement un plus dans cette formation (IAE, écoles de commerce, IEP, magistères etc.).

Pour ceux qui désirent passer l’École Normale Supérieure, ou avoir une grande carrière dans la haute administration publique ainsi que dans la magistrature, cette filière est également idéale. Il faut savoir néanmoins que le concours de l’École Normale Supérieure voie droit/économie/management est très sélectif (seulement 17 places pour des centaines de candidats).