Thémis et Marie, étudiantes au magistère Journalisme et communication des organisations (JCO) d’Aix-en-Provence

Thémis et Marie, étudiantes au magistère Journalisme et communication des organisations (JCO) d’Aix-en-Provence

1/ Pourquoi avoir voulu rentrer en classe préparatoire D1 ?

Thémis :  J’ai voulu intégrer la classe préparatoire D1 parce que je n’étais absolument pas sûre de mon orientation. J’ai longtemps hésité entre une école d’architecture et une fac de droit. Davantage attirée par le droit, je ne voulais toutefois pas me fermer de portes. Lorsque j’ai entendu parler de cette classe préparatoire, j’ai pensé que la pluridisciplinarité et les nombreux concours à l’issue des deux ans étaient une bonne alternative. La charge de travail importante ne m’a pas rebuté, j’avais surtout envie de m’ouvrir le plus de portes possibles.

Marie : En terminale, je ne savais pas trop quelles études envisager pour la suite. Mon projet d’origine était d’intégrer la fac de droit mais mes professeurs m’encourageaient à faire une prépa. J’ai envisagé une classe prépa en économie, ayant beaucoup d’intérêt pour la matière. Finalement on m’a parlé de la CPGE ENS D1, qui m’est apparue comme une suite logique à mes études dans la mesure où elle permettait d’allier droit et économie, classe préparatoire et enseignement universitaire.

2/ Comment as-tu vécu tes années de classes préparatoires ?

Thémis : Ces deux années de classe préparatoire ont été parfois difficiles, parce que la charge de travail est conséquente. J’ai parfois eu l’impression d’être débordée et de ne plus avoir de vie à côté. En même temps, j’ai appris à me dépasser et je pense que c’est une très bonne chose.

Marie : Dans l’ensemble j’ai bien vécu ces deux années, principalement du fait de la cohésion de la classe, bien loin des stéréotypes que l’on m’avait présenté. J’ai néanmoins dû m’adapter en début de première année à un nouveau rythme et de nouvelles exigences. Le plus compliqué est d’accepter d’avoir des mauvaises notes, de ne pas réussir tout le temps.

3/ Avec le recul, quel bilan tires-tu de ces années ?

Thémis : Malgré le rythme incessant, je garde un bilan très positif de ces deux années. Le fait de passer l’essentiel de mon temps dans le cadre de la prépa m’a permis de faire des rencontres géniales. Il y avait une très bonne ambiance de classe et nous nous sommes soutenus. Le fait de travailler ensemble, de vivre les moments difficiles à plusieurs nous a permis de les surmonter et souvent d’en rire. Nous étions très soudés et rien que pour cette raison, je le referai sans hésitation.

Marie : Un bilan très positif. La classe préparatoire m’a permis d’acquérir une vraie capacité de travail pour répondre aux exigences élevées. Mais ce que je retiens spécifiquement c’est que travailler avec les autres donne des résultats bien meilleurs qu’en travaillant en concurrence avec les autres. Je garde un très bon souvenir de ma classe, j’ai fait de très belles rencontres.

4/ Que fais-tu maintenant ?

Thémis : Je suis aujourd’hui en magistère journalisme et communication à Aix en Provence. Cette formation qui allie cours à la fac et au magistère me permet d’étudier le journalisme et la communication ainsi que d’obtenir une licence 3 en droit et en administration publique. Si je suis entrée dans cette formation dans le but de poursuivre dans la communication, c’est aujourd’hui dans le journalisme que je souhaite continuer.

Marie : À l’issue de la prépa j’ai intégré le magistère de journalisme et communication des organisations à Aix-en-Provence. Il s’agit d’une triple formation en journalisme et communication mais aussi en sciences sociales (droit, économie, culture générale). Elle concilie les aspects théoriques avec un enseignement dans le cadre de la faculté de droit et les aspects pratiques avec des cours assurés par des professionnels. En y entrant j’étais très intéressée par la profession de journalisme, beaucoup moins par celle de communicante et je n’ai pas changé de point de vue.

5/ En quoi tes années de classes préparatoires t’aident dans ton parcours universitaire aujourd’hui ?

Thémis : Outre les rencontres et les bons moments passés avec la classe, la prépa m’a permis de progresser plus que dans toute ma scolarité. Sur le fond, j’ai l’impression d’avoir appris beaucoup de chose. Mais c’est surtout la méthodologie acquise qui m’aide aujourd’hui et m‘aidera encore longtemps. Peu importe le cursus que nous suivons par la suite, je pense que l’organisation, la capacité d’apprentissage sont un bagage précieux.

Marie : D’abord je pense que le bagage en méthodologie acquis est bénéfique quelle que soit la poursuite des études. Plus spécifiquement dans le cadre du magistère, avoir une base solide en droit et en économie est un plus. Les prépa D1 sont d’ailleurs un profil recherché par la magistère JCO. Enfin je ne suis pas dépaysée par un enseignement partagé entre la faculté de droit et le magistère, le système correspondant à celui de la D1.

6/ A qui conseillerais-tu cette classe préparatoire ?

Thémis : Bien que la classe préparatoire soit la voie classique pour ceux qui souhaitent intégrer l’ENS, je la conseillerais à ceux qui ne craignent pas une charge de travail importante et qui souhaitent s’ouvrir le plus de portes possibles. Par exemple, pour ceux qui sont attirés par le droit sans en être certains, je pense que c’est une très bonne alternative. De plus, je pense qu’il n’est pas nécessaire d’être une bête de travail au lycée, simplement un élève sérieux. Pour moi, le principal atout de cette formation est d’apprendre véritablement à savoir travailler, ce qui sert beaucoup par la suite.

Marie : Je conseillerais cette classe prépa à ceux qui sont indécis pour la poursuite de leurs études, mais qui ont un grand intérêt pour le droit. Il n’est pas nécessaire d’être le meilleur de sa classe, mais il faut quand même être prêt à appréhender une vraie charge de travail, et avoir une vraie curiosité.