Thomas, étudiant au magistère Juriste d’Affaires franco-britannique (JAFB)

Thomas, étudiant au magistère Juriste d’Affaires franco-britannique (JAFB)

1/ Pourquoi avoir voulu rentrer en classe préparatoire D1 ?

A l’origine, j’envisageais de rentrer à l’université et d’accomplir un parcours de droit très classique pour atteindre mon objectif ultime : le métier d’avocat. J’ai eu connaissance de l’existence de la prépa D1 par un ami, ancien de la prépa et maintenant lui aussi avocat. Si j’ai voulu y rentrer, c’est tout d’abord car elle permet de valider les deux premières années de licence de droit en parallèle. Je me sentais capable de faire plus qu’une simple licence et cette prépa me le permettait. Ensuite, cette prépa permet un enseignement plus poussé qu’une simple fac de droit en accentuant notamment la rigueur, la méthodologie et le travail : des qualités essentielles pour la suite des études. Enfin, je savais qu’elle permettrait de me distinguer des autres étudiants en droit dès le début de mon cursus, ce qui n’est pas chose aisée en suivant un parcours « classique ».

2/ Comment as-tu vécu tes années de classes préparatoires ?

L’exigence de classe préparatoire demande parfois un temps d’adaptation, j’ai eu la chance de trouver mon rythme assez rapidement de façon à réussir sans me tuer à la tâche (oui c’est possible !). Plus sérieusement, ces deux années sont intensives niveau travail mais incroyablement stimulantes intellectuellement. A côté de l’aspect « scolaire », mes deux années de prépa ont été une aventure humaine très enrichissante, elles ont été marquées par un esprit de promo génial, une ambiance agréable et de fortes amitiés tissées.

3/ Avec le recul, quel bilan tires-tu de ces années ?

Elles m’ont permis de développer des qualités que je n’aurais pu acquérir ailleurs : que ce soit les qualités orales à travers les khôlles, l’étude des langues, la culture générale ou la forte base de connaissances en économie. Sans compter l’enrichissement sur le plan personnel déjà évoqué. Avec le recul, j’aurais regretté de ne pas avoir tenté l’aventure.

4/ En quoi tes années de classes préparatoires t’aident dans ton parcours universitaire aujourd’hui ?

La capacité de travail est l’atout majeur que l’on tient de la classe préparatoire. On travaille mieux, on travaille plus vite. On est simplement plus efficaces, ce qui nous permet de passer moins de temps que d’autres sur certaines tâches. Un autre atout est sans aucun doute la curiosité intellectuelle, développée à travers la multiplication des « khôlles d’entretien » sur des sujets de culture générale. Organiser ses idées est quelque chose de très important dans tous les domaines du droit et c’est une tâche à laquelle nos esprits sont très bien préparés en D1. Enfin, la prépa D1 m’a permis d’être pris dans ma formation et m’a aidé à trouver un stage l’année dernière. Sur mon CV, c’est souvent un marqueur déterminant.

5/ Peux-tu nous en dire plus sur ta formation ? Comment tu l’as intégré ?

A la sortie de la D1 j’ai intégré le magistère Juriste d’Affaires franco-britannique (JAFB) de l’Université de Rennes 1, c’est une formation sur 3 ans au cours de laquelle les étudiants valident 5 diplômes : une Licence en Droit, un Master 1 droit des affaires, un LLm in International Commercial Law, un Master 2 d’une université française ainsi que le Diplôme d’Université du magistère JAFB. Excellente formation en droit des affaires, elle permet notamment d’accéder aux plus prestigieux M2 parisiens. La première année se fait à Rennes, elle est très intense puisqu’il s’agit de valider les matières de L3 ainsi que celles de M1. La deuxième année se déroule à Exeter dans l’université partenaire et débouche sur la remise d’un LLM, diplôme très reconnu dans le milieu du droit des affaires. Enfin, la troisième année se fait dans l’université française de son choix. La sélection se fait à la sortie de la prépa sur dossier pour la phase d’admissibilité puis par oral pour la phase d’admission. La directrice du magistère ainsi que la professeure d’anglais recherchent avant tout des étudiants motivés, dotés d’un bon niveau en droit et d’un certain goût pour l’international.

6/ A qui conseillerais-tu cette classe préparatoire ?

D’abord, je conseillerais cette classe préparatoire à tous les étudiants attirés par le droit mais qui souhaitent un enseignement plus poussé que celui dispensé à l’université ou qui souhaitent se démarquer de la masse d’étudiants dès la première année de leur cursus : la prépa est déjà un label d’excellence. Mais je conseillerais aussi la D1 à tous les étudiants curieux intellectuellement et à la morale douteuse, désireux de toucher du doigt plusieurs matières sans se confiner au droit, grâce aux enseignements d’économie ou de culture générale notamment. Enfin cette prépa est aussi l’occasion de découvrir « l’ambiance prépa » et l’occasion de vivre une expérience très enrichissante sur le plan personnel.